Samedi 15 mars 2008

Bonjour à toutes et à tous…. eh oui, me voici, enfin !!



Les évènements actuels de la haute finance m’ont donné quelques grains à moudre, comme si j’en n’avais pas suffisamment, pour cet article. Non, je ne vous parlerai pas de pouvoir d’achat, d’ailleurs je n’avais rien promis, alors…
promesses promesses…



Je veux donc parler de deux choses qui sont primordiales dans le système politico-économique parfait (l’ire honnie…soit qui mal y pense…) qui domine le monde et dont on nous vante les mérites depuis quelques décennies. Il s’agit de Banqueroute et de Bourse.



Le système tant vanté (c’était du vent ?) parfait s’est grippé, un mauvais coup de la grippe aviaire sans doute. L’envolée du pétrole n’arrive pas à huiler la belle mécanique… bon j’arrête, car je ne serai pas fidèle à ma politique qui consiste à ne pas parler de politique ! Je laisse ça aux experts.
 

 

 

 


Nous connaissons le mot banqueroute et sa signification, mais quant à son origine, là c’est une autre affaire.


Ce mot vient de l’italien banca rotta – XVème-, littéralement banc brisé ou rompu, en passant par bancque rotte.


L’italien banca vient lui du francique bank, une sorte de planche qui était fixée au mur tout autour d’une pièce. On imagine bien une grande famille banquetant !


Le banc en question était installé devant la maison ou le lieu de travail –une sorte d’échoppe- de celui qui faisait office d’échangeur de produits, achats ou ventes. Le temps passant, ce banc est devenu un bureau confortable où les plus riches confiaient leur argent afin qu’il –l’argent- travaille pendant qu’ils –les riches- dorment. Mais ça ne marchait pas toujours, il arrivait que des banquiers fissent faillite et leurs clients pour se venger brisaient les bancs, d’où banqueroute ! Et si on faisait perdurer ces traditions…..

 

 


La Bourse, quant à elle, où l’argent fait des petits comme les pains, et les golden boys jouent au monopoly, est apparue à peu près à la même époque que banqueroute mais en Belgique, à Bruges plus précisément.


Bruges au XIVème siècle était devenue l’une des places financières les plus importantes d’Europe, et les échanges d’argent s’y faisaient dans le palais de la famille Van den Bursen ou der Burse, dont la façade était ornée de trois bourses. C’est depuis cette époque que l’on distingue en français bourse, avec minuscule, -qui lui vient du latin médiéval bursa (sac de cuir)- qui contient des pièces de monnaie, et Bourse, avec majuscule, où s’effectue des transactions financières, pour le plus grand bonheur de quelques uns et le plus grand malheur de la multitude !! Un miroir aux alouettes en quelque sorte, où beaucoup laisse des plumes...



Et ma gamelle ? Il y a du laisser aller là ! hein !

 

 

 


Bonne fin de semaine et à une prochaine fois !

 

par Alain publié dans : Etymologie, langues
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Jeudi 28 février 2008

Bonjour à toutes et à tous !!

 

 

Ce petit article étymologique m’a été inspiré par Véro et Eddy, alors si vous voulez savoir un peu plus, un saut chez eux !! Il s’agit du mot parthénogenèse et des dragons de Komodo ! 

 

Quand je tombe sur un tel mot, mes yeux voient rouge !! Ce mot vient du grec parthénos (vierge) et genèse (naissance, génération), le même qu’on retrouve dans la Bible.

 

 

La parthénogenèse est un terme qui a été ….créé pour signifier la reproduction ou procréation sans fécondation, donc sans mâle, pour des espèces qui possèdent pourtant un sexe.

 

 

Cela peut paraître curieux, même à l’époque du clonage, mais selon les savants biologistes, dans des temps très reculés, certaines espèces se reproduisaient sans avoir besoin de s'accoupler. Chaque animal de chaque espèce portait en lui tout ce qu'il fallait pour procréer. Mais ce système de reproduction avait des inconvénients, ainsi les animaux devenaient moins résistants aux maladies, les prédateurs se faisaient une joie de s’attaquer à des proies faciles car depuis des générations et des générations elles n’avaient pas changé. … Les dragons de Komodo dont parlent Véro et Eddy ont dû garder quelques réminiscences de leur nature d’origine et donc leur faculté de reproduction par parthénogenèse.

Une autre réminiscence sans doute encore chez les escargots qui sont capables de changer de sexe si nécessaire, on dit alors qu’ils sont hermaphrodites, masculins et féminins à la fois. Mais chez les escargots, il faut être deux pour la reproduction.

 

 

Du côté de la mythologie….

 

Un temple dédié à la déesse Pallas Athéna, sur l’Acropole à Athènes, a été baptisé Parthenon, ou "Temple des Vierges". Depuis les temps les plus reculés, les vierges ont toujours fait rêver les hommes ou certains hommes. Dans le Mahabharata par exemple, j’avais parlé dans l’épisode de la naissance de Karna. Le dieu Soleil, père de Karna, redonne la virginité à Kunti après sa naissance. J’ajoute que de nos jours il n’y a rien de nouveau sous le …. Soleil, car certaines femmes se font refaire une virginité, dans le sens propre du terme.

Pallas Athéna selon la mythologie, était la fille de Zeus et de Métis. Mais Zeus méfiant, suite à un oracle funeste d’Ouranos, avala Métis enceinte. Puis par une césarienne (notez l'anachronisme!!) à coup de hache sur la tête, Athéna sortit de Zeus toute casquée et toute armée. Une évolution de la mythologie grecque fît d’Athéna la fille de Zeus seul, exit Métis ! Et nous voilà devant un modèle de parthénogenèse.

 

 

Pour finir, le terme parthénos peut être rapproché du ….. sanskrit avi-prahata, (une métathèse ou inversion de lettres) terme utilisé pour désigner une forêt ou un chemin vierge, là où les mains de l’homme n’ont jamais mis les pieds !

 

 

Voilà donc un petit article issu d’une ….parthénogénésie….

par Alain publié dans : Etymologie, langues
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Mardi 29 janvier 2008

Bonjour à toutes et à tous… me voici après une absence certaine de la sphère blogguienne !

 

 

Voici une racine primordiale dans la construction des mots que j’aurai dû présenter déjà ! Mais comme il n’est jamais trop tard pour bien … faire, je vais lui consacrer ce petit article. 

Il s’agit de la racine KR-, prononcer kri, la lettre R, normalement il y a un petit point dessous mais qui n'apparaît pas ici, dommage, étant en sanskrit une semi-voyelle, signifie …faire, fabriquer, préparer, produire, réaliser, exécuter, créer, accomplir, ….. ça fait beaucoup mais on ne prête qu'aux riches!!


Parmi tous ces termes, le plus proche phonétiquement de la racine sanskrite est le verbe créer qui vient en ligne droite du latin creare qui lui-même a un petit air de famille avec la racine sanskrite d’origine, après un léger changement phonétique et la boucle est bouclée ! 

Le verbe fabriquer vient du latin fabricare, a sans doute une réminiscence sanskrite, tout comme la plupart des quelques 200 autres verbes se terminant par le suffixe –quer.



Et dans la langue du Bard Willy alias Shakespeare ?

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, faire, dans le sens de fabriquer, le verbe anglais se dit to make, et par une petite opération linguistique appelée métathèse ou inversion de lettres et donc de sons, le kri est devenu ker et signifie « celui qui fait », la langue (je veux parler du muscle dans la bouche) cherche souvent le chemin le plus court, comme par exemple infractus pour infarctus.

Quelques termes anglais avec ce suffixe :

- maker, comme dans shoemaker, celui qui fait les chaussures ou cordonnier

- baker, celui qui fait cuire ou boulanger, mot déjà vu, avec le bhokit antillais.

 



Dans la langue de Goethe, maker devient macher comme dans Schumacher, l’équivalent du shoemaker anglais, même si lui utilisait surtout des …gommes au lieu de chaussures sur les pistes !




Et le hacker dans tout ça ? c’est un néologisme qui vient du verbe to hack, mettre en pièces, faire de menus morceaux (la viande par exemple), et … donc hacher !! qu’on traduit par pirate informatique, celui qui rentre par effraction ou par des failles dans les systèmes informatiques pour commettre des dégâts, faire de la casse!

 


C’est fatigant de parler d’étymologie !! Non ?



La leçon d’étymologie a retourné ma petite minette qui du coup … fait une petite sieste réparatrice pour mettre ses neurones à l’endroit. … à bientôt

par Alain publié dans : Etymologie, langues
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Dimanche 13 janvier 2008

Bonjour à toutes et à tous !!

Aujourd’hui je m’attaque à un sujet que je qualifierai …. d’inattaquable, car la bête, -il s’agit d’une bête- fait dresser les cheveux sur la tête !! 

 

 

 


Il s’agit du… Dragon, animal mythique dans beaucoup de civilisations –Asiatiques, Européennes, Aztèques, au moins-, tient son nom du verbe grec derkomai qui signifie « regarder », dans le sens de regarder d’un air terrible - le basilic, petite vipère avec laquelle se suicida Cléopâtre, pouvait tuer selon la légende par un simple regard ! - Il désigne les serpents géants qu’ils soient terrestres, aquatiques ou même aériens comme la fée Mélusine !
 


Du grec, il est passé au latin en draco.


Le grec derkomai est à rapprocher du sanskrit dar
śaka qui signifie également « regarder » !! Le monde est bien petit.


Cet animal qualifié de fabuleux est souvent représenté avec des ailes, des griffes et une queue de serpent, et par ses formes menaçantes, il symbolise le mal. Il est le gardien de trésors cachés que l’adversaire doit vaincre pour y accéder.


Chez les Hellènes, c’est le gardien de la Toison d’Or ou du Jardin des Hespérides, il peut être le Cerbère….


Dans la légende de Siegfried, ce trésor est l’immortalité.


Tristan tue le dragon pour délivrer le royaume.



En Chine, le dragon par sa puissance céleste, créatrice, ordonnatrice, est le symbole de l’empereur. Il fait partie de bêtes des signes astraux chinois. L’expression « la perle du dragon », -perle censée être au fond de la gorge de l’empereur-, signifie la parole indiscutable du chef, la perfection de sa pensée et de ses ordres. Mao a repris la formule à son compte en déclarant « on ne discute pas la perle du dragon ».



Le dragon dans les mythologies hindoues est le serpent connu sous le nom de nâga qui a donné notre naja. Il s’identifie au Principe, à Agni. Le Tueur de Dragon est le sacrificateur qui apaise la puissance divine et s’identifie à elle. Le dragon produit le soma, breuvage d’immortalité …. Cf Siegfried plus haut.


Dans le Bouddhisme, le Nâga ou dragon demi-dieu plein de bienveillance, monte au ciel au printemps et passe l’hiver dans les profondeurs de la terre. Les Nâga apportent la pluie et sont gardiens du ciel. Le terme Mahânaga pour « grand dragon », est synonyme de bouddha ou sage libéré de la réincarnation.

Dans la Bible, les formes du dragon sont modelées au gré de l’imagination de chacun et sont toujours effrayantes. Il est représenté sous la forme de reptiles les plus horribles. Le dragon devient alors le symbole du mal, l’ennemi de Dieu. L’Apocalypse l’assimile au serpent de la Genèse, celui de la pomme d’Adam ! Dans la symbolique, la baleine qui avala Jonas puis le recracha  peut être assimilée au dragon. Plusieurs peintres ont rendu célèbre le combat où Saint-Georges terrasse le dragon.


Une curiosité…. Le nom générique du Serpent en hébreu est nahach, on remarque une certaine ressemblance phonétique avec nâga ou naja.


Chez les Aztèques, on peut comparer le serpent à plumes Quetzalcoatl à notre dragon.


Et le mot drakkar, navire à voile carrée et à rames des vikings, vient de l’emblème sculpté sur sa proue.


Sir Francis Drake devait être un sacré … Dragon pour mettre en déroute l’Invincible (pas si invincible que ça !) Armada de Philippe II d’Espagne au large de Calais (allez…. un peu d’histoire !) en 1588.

 


Et comment parler de Dragon sans penser à notre…..
Dragonne ainsi que le Prince des dragons !!



Je profite donc de cet article pour mettre une vieille connaissance, le petit toutou qui fait bien rire chez Sieglind ainsi que la minette de la Fistonne !!


A les voir, on ne peut pas dire qu’ils sont malheureux !! Je vais donner son adresse à la SPA ;))

 

 

 

 

 

 

Bonne semaine à tous et à la prochaine

par Alain publié dans : Etymologie, langues
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Samedi 5 janvier 2008

Bonjour à toutes et à tous.

J’ai fait cet article suite à une remarque d’une minette du nom de  Thalys qui aime jouer avec les mots !!

 


Quand j’étais dans les petites classes, je pensais que les noms où l’on trouvait le suffixe -fleur avaient un rapport avec le jardin, de même que -bec et -beuf avec les animaux !! Voilà ce que c’est les croyances enfantines et à quoi ça tient surtout !!


J’ai appris bien plus tard qu’il n’en était rien. Ces mots sont venus du fin fond de la Scandinavie, juste après le règne de Charlemagne (petit rappel (742-814), roi des Francs en 768 puis empereur d'Occident en 800), vers le milieu de IXème siècle, lors des visites des premiers Vikings dans leurs Drakkars !


Ces touristes, en mélangeant leur langue avec celle des autochtones, et mieux en se mélangeant aussi à la population par des unions mixtes, ont contribué à enrichir celle du pays. Beaucoup de termes, surtout dans le domaine maritime, subsistent encore, -ces marins n’avaient-ils pas découvert le nouveau continent en premier ?- mais là, ça fera l’objet d’un autre article, peut-être, si je n’oublie pas d’ici là !!

Revenons aux premiers suffixes…

 

 

 


-fleur
 signifie crique, baie, et a une certaine parenté avec fjord, déjà rencontré dans Oxford,  qui vient du sanskrit thirta. On le trouve dans un certain nombre de noms de lieux comme :

Honfleur, où Hon vient d’un nom propre

Barfleur, crique en angle (bar=angle)

Harfleur, crique élevée (har=élevé). Certains d’entre nous se souviennent de ce poème de V. Hugo en hommage à sa fille Léopoldine, morte noyée à cet endroit… « Demain dès l’aube »

«…

 Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,

Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,

Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe

Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur

….. »

Avouez qu’il y avait de quoi se méprendre sur le sens du suffixe -fleur…

 



Quant au suffixe –bec, il signifie ruisseau, il est à rapprocher de l’allemand bach qu’on trouve dans Forbachavant la rivière- et JS Bach tout court !!

On le retrouve dans :

Caudebec : de kald froid (apparenté avec l’anglais cold), ruisseau froid

Houlbec : de hollr profond, le ruisseau profond

Bricquebec : de brekka colline, le ruisseau de la colline.

Autres toponymes avec un bec…Bolbec, Le bec de Croc, Bec de Mortagne.

 

 

 



Le suffixe - beuf signifie abri. On le retrouve dans ces toponymes :

Criquebeuf : à l’abri de l’église, Kirk et church… ont été vus récemment

Elbeuf : à l’abri de la fontaine

Lindebeuf : à l’abri du tilleul

Yquebeuf : à l’abri du chêne






Un dernier mot apporté par les nordiques et que l’on retrouve dans des régions autres que la Normandie, comme en Anjou, en Touraine ou en Poitou ! C’est La Guerche qui vient du scandinave virki et qui signifie « fortification ». Quand vous passerez par La Guerche de Bretagne….

Et pour finir…à toutes et à tous.... 

 

par Alain publié dans : Etymologie, langues
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Philosophie

« Pour le sage, la tristesse et la joie se ressemblent, le bien et le mal aussi. Pour le sage, tout ce qui a commencé doit finir. Alors, demande-toi si tu as raison de te réjouir de ce bonheur qui t'arrive, ou de te désoler de ce malheur que tu n'attendais pas. »
O. Khayam

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