Mercredi 2 mai 2007

Bonjour!

Le blog est passé en V2 depuis hier soir ou ce matin. Pour l’instant j’ai remarqué des petits soucis sur le bouton « commentaires » qui n’est pas toujours affiché dans le bas de certains articles. Les caractères apostrophes dans les titres ont été remplacés par un petit carré …..blanc !! Mais rien de bien grave.

Afin d’inaugurer la V2, je vais ….lancer un article test pour vérifier le bon fonctionnement d’OB. Je vais faire appel pour cela à un extrait de la pièce « Beaucoup de bruit pour rien », (Much ado about nothing)  de Maître William Shakespeare.

Il s’agit, ici d’un garçon, Claudio, un comte florentin, qui vient de découvrir l’amour. Avant, seules les armes avaient le don d’occuper son esprit et ses loisirs. Bénédict, un gentilhomme de Padoue, le raille par ce monologue.

 

 

 

Je m’émerveille qu’un homme ayant constaté le ridicule de ceux qui se vouent à l’amour, après s’être esbaudi des creuses niaiseries d’autrui, puisse servir de thème à ses propres brocards, en tombant amoureux ; pourtant tel est Claudio.

J’ai vu le temps où il n’était pour lui d’autre musique que les fifres et les tambours ; désormais il leur préfère les pipeaux et le tambourin.

J’ai vu le temps où il aurait couvert à pied dix miles pour voir une bonne armure ; maintenant il veillera dix nuits pour esquisser la façon d’un pourpoint neuf.

Il avait coutume de parler franc et clair, en soldat ; à présent il tourne pédant et sa conversation devient un banquet fantastique où chaque mot vous sert un met bizarre.

Se pourrait-il qu’ayant toujours les yeux que voici, je subisse pareille métamorphose ?

I do much wonder that one man, seeing how much another man is a fool when he dedicates his behaviours to love, will, after he hath laughed at such shallow follies in others, become the argument if his own scorn by failing in love: and such a man is Claudio.

I have known when there was no music with him but the drum and the fife; and now had he rather hear the tambour and the pipe

I have known when he would have walked ten mile a-foot to see a good armour; and now will he lie ten nights awake, carving the fashion of a new doublet.

He was wont to speak plain and to the purpose, like an honest man and a soldier; and now is he turned orthography; his words are a very fantastical banquet, just so many strange dishes.

May I be so converted and see with these eyes?

Bonne soirée à toutes et à tous

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Dimanche 29 avril 2007

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Bonjour !

 

Un petit extrait d’une pièce à gros succès de Maître William, où il est question d’imagination. 

Nous sommes ici au début de l’acte V de la pièce « Le Songe d’une nuit d’été », (A Midsummer Night's Dream). Les deux couples d’amoureux, Démétrius/Hélène et Lysandre/Hermia,  viennent de vivre une nuit de féerie à la Saint-Jean, avec des fées, des elfes, des lutins et même un âne ! Ils racontent à Thésée leur incroyable aventure…. 

Voici l’échange entre Hippolyte, la reine des Amazones et fiancée de Thésée, et ce dernier, duc d’Athènes. 

 

 

- Mon Thésée, les récits de ces amoureux sont bien étranges. 

- Plus étranges que vrais. Pour moi, je ne puis croire 

Tous ces contes de fées, ces légendes antiques. 

Les amoureux, les fous ont des cerveaux bouillants, 

Se forgent des images et sont prompts à saisir 

Plus que froide raison ne peut jamais comprendre. 

Oui le fou, l’amoureux, tout comme le poète, 

Sont entièrement faits d’imagination. 

L’un voit plus de démons que n’en tient tout l’enfer. 

C’est le fou. L’amoureux, tout aussi frénétique, 

Voit la beauté d’Hélène au front d’une gitane. 

L’œil du poète roule, en sa belle fureur, 

Du ciel jusqu’à la terre, et de la terre jusqu’au ciel. 

L’imagination prête souvent un corps 

Aux choses inconnues ; la plume du poète 

Leur donne forme et confère à des rêves creux 

Un lieu pour résider en même temps qu’un nom. 

L’imagination forte a de tels artifices 

Que, voulant seulement ressentir quelque joie, 

Elle crée aussitôt un être qui l’apporte ; 

Ainsi la nuit, la peur vous donnant le frisson, 

On s’imagine un ours en place d’un buisson 

- 'Tis strange my Theseus, that these lovers speak of. 

 

  

- More strange than true: I never may believe 

These antique fables, nor these fairy toys.

Lovers and madmen have such seething brains,

Such shaping fantasies, that apprehend

More than cool reason ever comprehends.

The lunatic, the lover and the poet
Are of imagination all compact:

One sees more devils than vast hell can hold,

That is, the madman: the lover, all as frantic,

Sees Helen's beauty in a brow of Egypt:

The poet's eye, in fine frenzy rolling,

Doth glance from heaven to earth, rom earth to heaven;

And as imagination bodies forth

The forms of things unknown, the poet's pen

Turns them to shapes and gives to airy nothing

A local habitation and a name.

Such tricks hath strong imagination,

That if it would but apprehend some joy,

It comprehends some bringer of that joy;

Or in the night, imagining some fear,

How easy is a bush supposed a bear! 

 

 

  Bonne semaine à tous! Et comme il est tard…    

 

Sommeil, qui ferme l’œil aux chagrins de la vie

Ôte-moi un moment ma propre compagnie  

And sleep, that sometimes shuts up sorrow’s eye,

Steal me a while from mine own company  

 

   

par Alain publié dans : Beautiful Bard Willy alias WS
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Mardi 24 avril 2007

Good morn’ ladies and gentlemen! Une petite leçon d’anglais par le maître lui-même?

William Shakespeare (toujours lui, et ce n’est pas fini !!)  a écrit quelques dialogues en français, n’ayons pas peur des mots, disons en bilingue, mais est-ce un hasard ? Pas sûr, car l’action de certaines de ses pièces historiques se déroulent en France, c’est le cas par exemple de « Henry V ».

Dans le passage ci-après, Catherine qui doit rencontrer (alliance et alliance en vue ?) le roi Henry, se fait donner un cours d’anglais par Alice sans le lapin, sa dame de compagnie, qui ne maîtrise pas vraiment la langue de …. Shakespeare, alors ça donne ce passage …désopilant !

 

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Catherine : Alice, tu as été en Angleterre, et tu parles bien le langage.

Alice : Un peu, madame.

Catherine : Je te prie, m’enseigner : il faut que j’aprenne à parler. Comment appelez-vous la main en anglais ?

Alice : La main ? Elle est appelée de hand.

Catherine : De hand. Et les doigts ?

Alice : Les doigts ? Ma foi, j’ai oublié les doigts ; mais je me souviendrai. Les doigts ? Je pense qu’ils sont appelés de fingres ; oui, de fingres.

Alice : Les ongles? Nous les appelons de nails.

Catherine : De nails. Ecoutez; dites-moi, si je parle bien: de hand, de fingres, et de nails.

Alice : C'est bien dit, madame; il est fort bon Anglais.

Catherine : Dites-moi l'Anglais pour le bras.

Alice : De arm, madame.

Catherine : Et le coude?

Alice : De elbow.

Catherine : De elbow. Je m'en fais la répétition de tous les mots que vous avez appris des à présent.

Alice : Il est trop difficile, madame, comme je pense.

Catherine : Excusez-moi, Alice; écoutez : de hand, de fingres, de nails, de arma, de bilbow.

Alice : De elbow, madame.

Catherine : O Seigneur Dieu, je m'en oublie! de elbow. Comment appelez-vous le col?

Alice  : De neck, madame.

Catherine : De nick. Et le menton?

Alice : De chin.

Catherine : De sin. Le col, de nick; de menton, de sin.

Alice : Oui. Sauf votre honneur, en vérité, vous prononcez les mots aussi droit que les natifs d'Angleterre.

Catherine : Je ne doute point d'apprendre, par la grâce de Dieu, et en peu de temps. 

Alice : N'avez vous pas déjà oublié ce que je vous ai enseigné?

Catherine : Non, je réciterai à vous promptement: de hand, de fingres, de mails--

Alice : De nails, madame.

Catherine :De nails, de arm, de ilbow.

Alice : Sauf votre honneur, de elbow.

Catherine : Ainsi dis-je; de elbow, de nick, et de sin. Comment appelez-vous le pied et la robe?

Alice : De foot, madame; et de count.

Catherine : De foot et de count ! O Seigneur Dieu! Ce sont mots de son mauvais, corruptible, gros, et impudique, et non pour les dames d'honneur d'user : je ne voudrais prononcer ces mots devant les seigneurs de France pour tout le monde. Foh! Le foot et le count!

Néanmoins, je réciterai une autre fois ma leçon ensemble: de hand, de fingres, de nails, de arm, de elbow, de nick, de sin, de foot, de count (*).

Alice : Excellent, madame

Catherine : C'est assez pour une fois: allons-nous à diner.

 

 

 

 

 

 

* - diminutif de « counterpane », « couverture de lit », faite d’un tissu épais, tout comme la robe.  Mais le jeu de mot est évident, c’est du Shakespeare ! dans Hamlet également… mais ce sera une autre fois ! 

 

 

par Alain publié dans : Beautiful Bard Willy alias WS
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Vendredi 13 avril 2007

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Hello folks ! Here I am once again !

Un peu de Shakespeare ?

Tout le monde connaît la formule « to be or nor to be… », mais pour la suite de la tirade, souvent l’être se fait néant !! hum hum Alors, je mets la tirade de Hamlet fils en entier. 

 

Petit résumé du début de la pièce…. 

 

Hamlet, le roi de Danemark est empoisonné (*) par son frère Claudius qui prend la place du calife. Non content d’avoir commis ce forfait, il épouse la reine-veuve, sa belle-sœur, Gertrude… avec un empressement louche (pour le cavier ?) 

« Les viandes cuites pour les funérailles ont été servies froides sur les tables du mariage. » 

Le spectre du roi apparaît au prince de fils et dénonce le crime en réclamant vengeance. Hamlet hésite et c’est là qu’il s’exclame….

 

 

 

  

Être, ou ne pas être, c’est là la question

To be, or not to be: that is the question :  

Savoir s’il est plus noble pour l’esprit d’endurer 

Whether 'tis nobler in the mind to suffer 

Les coups de fronde, les flèches de l’outrageuse Fortune 

The slings and arrows of outrageous Fortune,  

Ou de prendre les armes contre une mer d’épreuves, 

Or to take arms against a sea of troubles, 

Et, s’y opposant, les finir. Mourir, dormir, 

And by opposing end them? To die: to sleep; 

Rien de plus... et dire que par ce sommeil nous mettons fin  

No more; and by a sleep to say we end 

Aux maux du cœur et aux mille tortures naturelles  

The heart-ache and the thousand natural shocks 

Qui sont le legs de la chair, c’est là un dénouement 

That flesh is heir to, 'tis a consummation 

Qu’on doit souhaiter avec ferveur. Mourir.., dormir,  

Devoutly to be wish'd. To die, to sleep;  

Dormir! peut-être rêver! Oui, là est l’embarras.  

To sleep: perchance to dream: ay, there's the rub;  

Car quels rêves peut-il nous venir dans ce sommeil de la mort, 

For in that sleep of death what dreams may come  

Quand nous sommes débarrassés de l’étreinte de cette vie ? 

When we have shuffled off this mortal coil,  

Voilà qui doit nous arrêter : C’est cette réflexion-là 

Must give us pause: there's the respect 

Qui nous vaut la calamité d’une si longue existence ; 

That makes calamity of so long life; 

Qui, en effet, voudrait supporter les flagellations et les dédains  

For who would bear the whips and scorns of time, 

Du temps, l’injure de l’oppresseur, l’humiliation de la pauvreté,  

The oppressor's wrong, the proud man's contumely,  

Les angoisses de l’amour méprisé, les lenteurs de la loi, 

The pangs of despised love, the law's delay,  

L’insolence du pouvoir, et les rebuffades 

The insolence of office and the spurns 

Que le mérite résigné reçoit d’hommes indignes, 

That patient merit of the unworthy takes,  

S’il pouvait en être quitte avec un simple poinçon?  

When he himself might his quietus make  

Qui voudrait porter ces fardeaux,  

With a bare bodkin? who would fardels bear, 

Grogner et suer sous une vie accablante, 

To grunt and sweat under a weary life, 

Si la crainte de quelque chose après la mort, 

But that the dread of something after death, 

De cette région inexplorée, d’où 

The undiscover'd country from whose bourn 

Nul voyageur ne revient, ne troublait la volonté, 

No traveller returns, puzzles the will  

Et ne nous faisait supporter les maux que nous avons par peur  

And makes us rather bear those ills we have 

De nous lancer dans ceux que nous ne connaissons pas?  

Than fly to others that we know not of?  

La conscience fait ainsi des poltrons de nous tous ; 

Thus conscience does make cowards of us all;  

Et la couleur innée de la résolution  

And thus the native hue of resolution 

Pâlit sous la pensée qui la rend maladive ; 

Is sicklied o'er with the pale cast of thought, 

Alors les entreprises capitales et de poids,  

And enterprises of great pith and moment 

Détournant leur courant à voir ce qu’il en est, 

With this regard their currents turn awry, 

Perdent le nom d’action…. Doucement, maintenant! 

And lose the name of action.--Soft you now!  

Voici la belle Ophélia  ! Nymphe, dans tes oraisons 

The fair Ophelia! Nymph, in thy orisons  

Souviens-toi de tous mes péchés. 

Be all my sins remember'd 

  * Mode opérationnel de l’empoisonnement : le poison est versé dans l’oreille du roi lors d’une sieste dans son verger. 

 

 

 Un peu d’étymologie sur le nom de quelques personnages… Hamlet et ses 2 amis d’enfance, qui allaient le trahir. 

Hamlet : c’est notre « hameau » 

Guildenstern : étoile dorée 

Rosencrantz : guirlande de roses 

  

That’s all folks ! 

Bonnes vacances pour ceux et celles qui y sont et bon courage pour les autres... pour moi quoi !!

par Alain publié dans : Beautiful Bard Willy alias WS
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Mardi 3 avril 2007

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Salut à tous !

Cela fait un moment que je n’avais parlé de Maître William Shakespeare ! Voilà l’oubli va être réparé.

Ce sujet sera très court, n’est-ce pas Lili ?  puisqu’ il s’agit de secrets, donc moins on en dit, mieux on  se porte ! Puis motus et bouche cousue !

  

    

     

  

 

De la pièce « Titus Andonicus »

L’impératrice prisonnière Tamora a un fils avec Aaron son amant. Ils veulent cacher son existence au clan de Titus Andronicus.. C’est la nourrice, présente, qui en fera les frais ! 

 

- Mais redis-nous combien ont vu l’enfant?

- But say again, how many saw the child?

- L’impératrice, la sage-femme et toi.

- The Empress, the midwife, and yourself. 

Secret se garde à deux en l’absence d’un tiers. 

Two may keep counsel when the third’s away. 

  

 De la pièce « Roméo et  Juliette »

 

  Le valet de Roméo va jouer monsieur bons offices auprès de la nourrice de Juliette, mais la nourrice s’inquiète auprès de Roméo sur la discrétion de son homme !   

-Votre homme est-il discret ? On dit, vous savez bien, 

Is your man secret? Did you ne’er hear say 

Qu’a deux un secret tient, si l’autre n’en sait rien. 

Two may keep counsel, putting one away? 

- N’aie pas de crainte, cet homme est sûr comme l’acier !  

I warrant thee, my man's as true as steel

 

 

Dans Henry VIII, cet échange entre deux gentilshommes :  

- Le secret est si lourd qu’il faut une loyauté  

- The secret is so weighty, ’twill require 

Bien forte pour qu’on le garde.  

A strong faith to conceal it. 

- Confiez-le-moi donc, je ne suis pas bavard. 

- Let me have it I do not talk much. 

    

Bonne soirée à tous!! et chuuuuuuuttttttttt les murs ... OB a des oreilles!!

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Philosophie

« Pour le sage, la tristesse et la joie se ressemblent, le bien et le mal aussi. Pour le sage, tout ce qui a commencé doit finir. Alors, demande-toi si tu as raison de te réjouir de ce bonheur qui t'arrive, ou de te désoler de ce malheur que tu n'attendais pas. »
O. Khayam

Mes Ex S.D.F.....

Léonie la Lionne

 

Ludwig, le Sourd...

 

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