Bonjour et bienvenue

 

 

 

  « Il semble, en effet, que si je suis obligé de ne faire aucun mal à mon semblable, c'est moins parce qu'il est un être raisonnable que parce qu'il est un être sensible; qualité qui étant commune à la bête et à l'homme, doit au moins donner à l'une le droit de n'être point maltraitée inutilement par l'autre. »

Jean-Jacques ROUSSEAU

Vendredi 17 février 2006

Voici deux petits textes relevés dans le métro. La RATP fait tout pour que les voyageurs se cultivent.

Celui-ci devrait te plaire Sorcier Révolté ! lolol

« Seul le riche sur la terre

Conserve un nom dans l’histoire.

Le pauvre vainc à la guerre,

Le riche remporte la victoire »

In poésie du Nordeste du Brésil.

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« C’est l’émotion de deux êtres qui se retrouvent après des années. Jadis, ils étaient liés et pensaient qu’ils avaient partagé la même expérience, les mêmes souvenirs.

Les souvenirs ?

Justement, c’est là que commence le malentendu. »

M. Kundéra – « L’ignorance »

par Alain publié dans : Poèmes ou chansons qui ...
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Vendredi 17 février 2006

Démocrite (Vème avant notre ère)

Pour persuader, souvent la parole a plus de poids que l’or.

C’est perdre son temps que de vouloir amener à la raison quiconque s’imagine seulement être doué de raison.

Ne pas commettre l’injustice, c’est bien, mais insuffisant ; il faut encore ne pas vouloir la commettre.

Bien des gens farcis de connaissances n’ont aucune raison.

Beaucoup de réflexion et non beaucoup de connaissances, voilà à quoi il faut tendre.

Mieux vaut réfléchir avant d’agir que regretter après avoir agi.

Ne te fie pas à tout le monde, mais à ceux-là seulement que tu as mis à l’épreuve.

Dans le premier cas, c’est pure simplicité, dans le second, sagesse.

Désire violemment une chose, c’est rendre son âme aveugle pour le reste.

Le désir se justifie que quand il poursuit sans excès ce qui est beau.

Pour les gens dépourvus de raison, mieux vaut être commandé que commander. Ce qui instruit les sots, ce n’est pas la parole, mais le malheur.

par Alain publié dans : Antiquité grecque : les penseurs avant Socrate
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Samedi 4 février 2006

Cet extrait, comme les précédents, sont tirés du livre « Les penseurs présocratiques » chez Garnier-Flammarion. Rendons à César…

 

Héraclite d’Ephèse (VI ème – Vème avant notre ère) :

Les ânes préfèrent la paille à l’or.

Ce qui attend les hommes après la mort, ce n’est ni ce qu’ils espèrent, ni ce qu’ils croient.

Ils entendent sans comprendre et sont semblables à des sourds.

Le proverbe s’applique à eux : « présents, ils sont absents ».

Mieux vaut étouffer une injure qu’un incendie.

Mieux vaut dissimuler son ignorance ; mais la chose est difficile, si l’esprit se relâche et dans les beuveries.

Les yeux sont de meilleurs témoins que les oreilles.

par Alain publié dans : Antiquité grecque : les penseurs avant Socrate
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Samedi 4 février 2006

Mozart Johann Chrysostomus Wolfgang Gottlieb (=Theophile) dit Amadeus

(1756-1791)

(Mozart Jean, à la bouche en or, de la horde de loups et aimé de Dieu).

Amadeus étant un pseudo que pris Mozart pendant son séjour en Italie.

C’est l’année Mozart semble-t-il !

Les « Majors » ne pouvaient pas attendre 50 ans pour avoir un compte rond afin d’arrondir leur compte en banque ! Comme si Mozart avait besoin de cette reconnaissance et de ce battage médiatique pour être cet Être Unique dans l’univers de la musique.

Donc pour ne pas être de reste je m’y mets aussi ;) mais sur un autre plan.

J’ai lu récemment un petit livre d’Eric-Emmanuel SCHMITT sur le Génie. Ce livre est tendre, gai, triste,…., c’est selon. Il nous raconte par exemple comment Mozart l’a sauvé du suicide, à 15 ans, en le faisant découvrir « la flûte enchantée ». Avis donc aux candidats au suicide ! Si Mozart peut être une thérapie.

Il parle aussi de son chat Léonard, et je n’ai pu m’empêcher de retranscrire ce passage. Ceux qui ont des félins et qui les aiment surtout comprendrons. Pendant que je retranscrivais ce passage, ma Petite Léonie, sur mes genoux, jouait au « Léonard » !

=^..^=

Cher Mozart,

Dans ma vie, je n’ai eu que des chats mozartiens. Le plus récent s’appelle Léonard. Présentement, les yeux mi-clos, lové sur les feuilles de mon bureau, hésitant entre le jeu et le repos, il surveille distraitement mon stylo. De temps en temps, lorsque la plume s’approche et produit son grattement de souris contre la page, il l’attrape d’une patte lisse comme une moufle et lui impose le silence. Mais j’ai idée que le petit félin se contraint à gêner mon travail : par pure complaisance, il s’arrache au sommeil pour me signifier qu’il ne m’oublie pas ; en réalité, son corps s’endort déjà, il offre son ventre aux rayons chauds du jour, ses membres s’étirent en vue d’un bien-être prochain, ses paupières se ferment, il a rendez-vous avec ses rêves.

Tous les chats sont tes disciples. Ils avancent avec grâce, incapables de maladresse, le geste juste, précis, économe, vifs dès qu’il le faut, songeurs l’instant suivant, bondissant de l’action à l’immobilité, de l’allegro à l’adagio, avec une détente souple, des réceptions souveraines. Si l’on voit des chiens courir étancher leur soif dans une flaque, se fatiguer, les chats, eux, donnent l’impression de facilité, jamais de l’effort, sans condescendre à révéler qu’ils ont aussi, un organisme soumis à des besoins ou des limites ; ils semblent ne se mouvoir que par plaisir, pour l’agrément de nos yeux.

Au conservatoire de musique, les chiens demeurent des apprentis, les chats deviennent des maîtres. Chez le canin, la volonté met en branle une carcasse lourde, les intentions restent manifestes chez le félin, l’art cache l’art, le labeur dissimule le labeur, l’élégance ne se remarque pas tant elle paraît naturelle. Oui, en ce bas monde, seuls les chats surent tirer des leçons de ton passage sur terre, seuls les chats sont mozartiens.

D’ailleurs, as-tu constaté combien il est difficile d’évoluer sur ta musique ? J’ai rarement été convaincu par les ballets que des chorégraphes pourtant talentueux ont tenté de créer à partir de tes œuvres.

Quel rapport avec les chats me diras-tu ? Mais la grâce… La tienne est telle que celle du danseur le plus expérimenté a toujours l’air gauche, studieuse, empruntée. Par contraste avec la fluidité de ta phrase, on note les pieds trop grands, la raideur de la jambe qui ne plie qu’au genou, le dos si peu flexible, l’épaisseur des articulations, le bruit que fait le corps au plancher lorsqu’il se réceptionne, la sueur qui vient poisser la peau, auréoler le costume, dégouliner sur le visage en ruinant le maquillage, comme pour prouver que les apparences ne peuvent résister longtemps. En danse, la matière gagne contre l’esprit ; pas dans ta musique. Ton cœur à toi bat sans s’affoler, sans faiblesse, sans usure, soumis à un autre rythme que nos cœurs de sang et de viande.

Hier soir, à l’Opéra, j’assistais à un ballet chorégraphié de tes œuvres et j’ai cru que, par malice, tu brouillais ma vue. Si j’entendais bien ta musique sortir de la fosse d’orchestre, sur scène j’avais l’impression de découvrir une nouvelle troupe. Les danseurs, si fins et si élégants d’ordinaire, affichaient soudain une musique hypertrophiée, exécutaient leurs pas avec des grâces de culturistes à un concours de biftecks ; quant aux ballerines, on aurait une troupe de lutteurs turcs, le maillot augmenté d’un tutu, se livrant à une succession de grimaces et de mignardises empruntées, menées au combat par leur étoile, habituellement divine, muée en haltérophile sur pointes. Mon cher Mozart, la légèreté aérienne de tes notes avait alourdi les éphèbes et épaissi les sylphides, transformant le spectacle en carnage.

Il aurait fallu une troupe de chats pour danser sur ta musique. Mais ces animaux-là, fiers et indociles, n’accepteraient même pas de répéter.

En ce moment, pourtant, Léonard exécute un solo sur un de tes mouvements lents : il dort. Il est parfait. Plein, doux et rond.

Et tout à l’heure, lorsque ses paupières se lèveront sur ses yeux d’or émaillés de pistache, il sautera au sol, prêt à jouer, et il attaquera l’allegro vivace…

 

par Alain publié dans : Mes félins, les chats, autour des félins
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Samedi 28 janvier 2006

Solon (640 environ-560 avant notre ère).

Observe scrupuleusement l’honnêteté dans ta conduite ; elle est préférable même à la parole donnée.

Scelle tes paroles par le silence et le silence même par les circonstances.

Ne mens pas, dis la vérité.

Ne te consacre qu’à ce qui est honnête.

Ne prononce pas de paroles plus justes que tes parents.

Ne t’empresse pas d’acquérir des amis ; quand tu en possèdes, ne les repousse pas après épreuve.

Quand tu auras appris à obéir, tu sauras commander.

Si tu juges bon que les autres te rendent des comptes, consens à en rendre compte aussi.

Ne dis pas tout ce que tes yeux ont vu. Quoi que tu saches, consens à te taire.

par Alain publié dans : Antiquité grecque : les penseurs avant Socrate
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Philosophie

« Pour le sage, la tristesse et la joie se ressemblent, le bien et le mal aussi. Pour le sage, tout ce qui a commencé doit finir. Alors, demande-toi si tu as raison de te réjouir de ce bonheur qui t'arrive, ou de te désoler de ce malheur que tu n'attendais pas. »
O. Khayam

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