Mardi 26 juin 2007

Bonjour à toutes et à tous !

Un peu d’étymologie, pour le plaisir ! Uniquement pour le plaisir !

Aujourd’hui, quelques mots utilisés pour désigner certaines parties du corps, au fil du temps, du sanskrit (encore et toujours) au grec, au latin et pour finir en occident !

 

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S’il y a une partie du corps qui est vraiment vitale, c’est bien le Cœur ! d’accord ?



En sanskrit, le cœur se dit hrdaya, hrd, prononcer hridaya, hrid, en roulant le r suivi d’un i très léger, (avouez que ce n’est pas facile !!).

On sait que la langue, cette fois, le muscle qui est dans la bouche, cherche le chemin le plus court pour prononcer les mots, et de ce fait, elle s’autorise des inversions de sons (métathèses), des lettres dans les mots. Je donne souvent l’exemple de fromage qui aurait dû être formage ! C’est ainsi qu’en inversant le r et le i, après le long et pénible voyage du mot d’orient en occident, car le voyage se faisait à pied, ce mot a donné en anglais heart, en allemand Herz, en grec Kardia (Kardia pour aril ! ) et en latin Cordis ! … Cordialement qu’on trouve raccourci en Cdlt ! 



La Dent se dit dant en sanskrit. Ce mot a donné en grec le radical odont- et tous les mots qui y découlent comme odontologue, odontalgie, odontoïde (en forme de dent)….




Je passe à la main ... Il existe plusieurs mots pour la main en sanskrit dont les deux suivants :

Le mot hasta a donné hastin qui signifie « qui a des mains ». C’est un des termes qui désigne l’éléphant, car on considérait que cet animal avait des mains! La raison, c’était un bon travailleur qui ne rechignait pas à la tâche, le nom de la ville antique Hastinapura signifie littéralement « la ville dont le nom est éléphant ». Le radical hasta a donné en anglais hand.

Le terme sanskrit anjali, qui a donné un prénom féminin qui revient souvent dans les films de Bollywood, signifie « (salutation) les mains jointes (vers le front) ». Anjalika, heuuu une vieille connaissance, signifie donc « petite salutation les mains jointes », mais c’est aussi le nom d’une arme du héros Arjuna du Mahabharata, une lance dont la pointe était en forme de mains jointes, une façon de s’excuser auprès de l’ennemi qu’elle allait tuer ! Un peu de douceur dans un monde de …. Je fais une digression là, car j’ai retrouvé cette idée d’excuse plusieurs millénaires plus tard chez le chef indien Sioux Sitting Bull, celui de Little Big Horn, le tombeur de Custer (coucou Franky !), qui à la chasse, faisait une prière avant de décocher la flèche sur sa victime.   

 Le deuxième radical, kara, qui signifie aussi main, montre un lien de parenté avec le grec cheir (Ceir). Les mots chirurgie, chiromancie (divination par lecture de la main), hécatonchire (qui a cent mains ou cent bras) en découlent. 

 

Après la main, le pied. En sanskrit il se dit pad, en grec pod. La ressemblance est frappante avec la patte de l’animal et un petit air de famille avec za-pat-os, les chaussures en espagnol! Les pieds servant à marcher, le mot a dû donner path, terme sanskrit qui signifie chemin mais qu’on retrouve tel quel en anglais.   
  
 

L’Intestin  en sanskrit c’est antra qui a un petit air de famille avec entrailles, mais sans le fruit !! (je ne suis pas sérieux !!)  

 

Et pour finir, le terme sanskrit Nabhi signifie Nombril, il est à rapprocher de l’anglais navel et l’allemand Nabel. Ce radical a donné le joli prénom Nabila, « en forme de nombril » ! A ne pas trop regarder …. On pourrait s’y perdre !  


 
  

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Bon j’arrête ici, j’en garde d’autres pour plus tard !!

Good middle week et à bientôt mais comme d’habitude, il faudra être patients, pour cause de gagne-croquettes ;) 

 

Avec des coussinets aussi propres, l’ami Ludwig doit avoir un porteur avec chaise intégrée !

 

 

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par Alain publié dans : Etymologie, langues
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Dimanche 27 mai 2007

Bonjour à toutes et à tous ! 
   

Un peu d’étymologie ? non ? tant pis alors ! 
   

Voici deux racines sanskrites, pac et bhaks, qui ont à première vue un rapport en elles puisqu’il s’agit de mise en bouche ! 
    
   

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La racine sanskrite « Pac » signifie « cuire ». Elle est à rapprocher de l’anglais « bake » et l’allemand « backen ». L’anglais baker (boulanger) et bakery (boulangerie) en sont issus, souvenez-vous des lettres mutantes p et b.

La racine sanskrite « Bhaks » signifie « manger ». Elle est à rapprocher du grec phagein ,(Fagein). Phagocyter  et ses dérivées par exemple sont construits à partir de cette racine grecque. 
  
   
Mais quel rapport y a t-il entre la racine sanskrite
« bhaks »
et le mot du créole antillais « bokit » ?
Tout d’abord qu’est-ce qu’un bokit ? C’est une sorte de galette faite à l’origine avec ces 4 ingrédients de base : farine, eau, sel et levure, qu’on fait cuire sur une plaque chaude. Plus tard la recette a été améliorée par l’ajout de saindoux et de beurre. La recette et ses variantes tardives peuvent être trouvées sans peine sur le net et cette galette est servie de nos jours dans les restaurants. 
Le mot bokit est apparu au cours de la deuxième moitié du 19 ème siècle avec l’arrivée des travailleurs indiens/hindous aux Antilles. Ce mot vient de la langue tamoule, une des principales langues du sous-continent indien et dont beaucoup de son vocabulaire dérive du sanskrit.Il y a un air de famille entre bokit et le sanskrit bhoktr, (prononcer bhoktri) qui signifie « qui mange » et aux Antilles dire « je mange du bokit » signifie « je mange du manger » !

Il existe un autre mot plus ancien pour désigner l’ancêtre de ces galettes mais qui avait la forme de petits pains, c’est « dankit ou djankit » qui vient lui de « John’s cake », du nom de l’anglais qui avait importé la recette de ces petits pains des îles des Antilles anglaises.


En créole haïtien
, de l’île de Haïti des grandes Antilles, si vous lisez « elle portait un bokit sur la tête… », bien que le bokit ait la forme d’un béret, le mot bokit ici a un autre sens puisqu’il vient de l’anglais « bucket » qui est le seau, le baquet, pour porter l’eau par exemple.

 

Enfin toujours aux Antilles, ne pas confondre bokit avec bouket qui est un …. bourricot ! Là il ne s’agit pas du PC même si quelques fois ils avancent tous les deux à reculons. 
  

     
   
    

Bon lundi de Pentecôte pour ceux qui ne travaillent pas et bon courage pour les autres comme …. Bibi ;)

par Alain publié dans : Etymologie, langues
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Mardi 15 mai 2007

Bonjour…..

La chrysalide devenant papillon, certains animaux changent de forme pour capturer leurs proies, d’autres pour éviter d’être la proie de prédateurs changent également leur forme, m’ont donné l’idée de cet article. Les deux images qui illustrent cet article proviennent de LPO-Mag du premier trimestre 2006. Merci LPO …. (un petit coup de pub, n’est-ce pas Roanne ?). Le papillon ici, veut se faire passer pour une chouette. 
    

 

 

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Le mot « forme » vient du latin « forma » qui est lié au grec « morphê » par une inversion des sons et donc de syllabes (métathèse) comme ça arrive souvent lors des voyages des mots, sorte de verlan mais involontaire. Ce « morphê » à son tour est à rapprocher au sanskrit « mûrti ».
 
  

On retrouve « morphê » dans de mots comme anthropomorphe (qui a la forme d’un homme), zoomorphe (la forme d’un animal).

Le mot « Métamorphose » (changement de forme), a été mis en valeur par Ovide et par Apulée dans leurs « Métamorphoses ». Chez Ovide, beaucoup de personnages, par les facéties des dieux, prennent des formes assez invraisemblables. Ainsi…

Actéon en zieutant Diane au bain est transformé en cerf par la déesse et se fait dévorer par ses propres chiens.

Arachné devient une araignée.

Iphis, une fille au départ, devient garçon afin d’épouser sa promise.

………………….

Apulée quant à lui raconte les aventures de Lucius métamorphosé en âne d’or.

Protée,, un dieu mineur de la mer dans la mythologie grecque, avait le don de prévoir l’avenir, mais il ne dévoilait sa science qu’à ceux qui pouvaient l’attraper, ce qui n’était pas chose facile, car il changeait de forme à volonté, et glissait des mains de ceux qui voulaient le capturer comme une anguille ! Il a donné l’adjectif protéiforme. Shakespeare dans la pièce « Henry VI -3» met dans la bouche d’un personnage la formule …
 « Je peux changer de forme au besoin, comme Protée »

Le Dieu Zeus était le champion du genre, …il s’est métamorphosé en taureau pour rendre visite à Europe. Danaé s’était enfermée dans une grotte, mais peine d’amour perdue, Zeus se transforma en pluie d’or pour arriver à ses fins. Il n’y a pas si longtemps, nous parlions de Léda et son Cygne-Zeus, n’est-ce pas Dragonne ?

 

Dans la mythologie hindoue qui n’est pas de reste, comme dans les autres d’ailleurs, les changements de forme étaient choses courantes également. Le Mahabharata est rempli de personnages ou de Dieux qui sont doués de magie et qui peuvent changer de forme à volonté. Le terme « avatar » - incarnation de Vishnou- dans la mythologie hindoue pouvant être considéré la « métamorphose » grecque.

Mais le terme sanskrit correspondant à « morphê » est « mûrti ». Le nom Krishnamûrti par exemple signifie « qui ressemble ou qui a la forme de Krishna ». La trinité hindoue, Brahma, Vishnou et Shiva, est appelée trimûrti, soit « qui a trois formes ou trois corps ».
 
    
        

Pour la forme, et afin de la conserver…. je vous souhaite une bonne semaine et un pont pourquoi pas ! Vous reviendrez métamorphosés !

par Alain publié dans : Etymologie, langues
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Lundi 23 avril 2007

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Salut à tous ceux qui prennent plaisir à lire mes articles !! Je sais qu’il y en a, n’est-ce pas Francky ?

  

Tout d’abord quelques mots au sujet de mes délires !! 

Je n’ai pas de plan prédéfini pour les articles de ce blog, ils viennent selon les inspirations du moment. C’est ainsi que l’idée de la souris m’est venue en voyant l’invasion des myosotis autour de la maison. Cette prolifération n’est pas du tout gênante, bien au contraire, car les oiseaux adorent picorer leurs graines….. et comme j’aime les oiseaux…… 

  

   

Il n’est donc pas besoin de vous dire comment l’idée de ce nouvel article a …. germé dans ma petite cervelle. Je disais donc, quand on parle de « moussaka », on pense aussitôt à l’un des légumes de ce plat hellène de réputation mondiale : l’aubergine.

L’aubergine, plante de la famille des solanacées, tout comme les tomates, vient de l’arabe al-bâdinjân, qui l’a emprunté lors de son voyage au persan bâdingân. Le persan l’ayant emprunté au sanskrit vâtimgana.

Le voyage du mot s’arrête là, forcément, puisque le fruit est originaire d’Inde !

  

    

Voilà, un petit article, en attendant un plus long, car j’ai un épisode ou deux du Mahabharata qui m’attend !

par Alain publié dans : Etymologie, langues
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Vendredi 20 avril 2007

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Bonjour ! 

Un peu d’étymologie ? Je vais vous parler de petits rongeurs ! 

      

Dans la langue de Shakespeare, la souris se dit « mouse » et dans la langue de Goethe « maus ».  Il n’y a pas de doute sur leur lien d’affiliation.  

  

En sanskrit, la souris se dit « mousaka », littéralement « petite voleuse », on se demande bien pourquoi, puisqu’il faut bien qu’elles vivent, ces petites bébètes ! 

Quant au rat, en sanskrit il est connu sous ces différents noms,  « musa, muska, musika ». 

  

En grec, ce petit rongeur devient « mys ». Ce même radical a donné notre myosotis, à cause de la forme des feuilles et aussi des pétales de la plante du même nom, soit littéralement « (fleurs en formes) d’oreilles de souris ». 

  

La musaraigne, qui n’est pas de la famille des rongeurs comme la souris mais des insectivores, est un hybride de souris et d’araignée. Sa tête  se distingue de celle de la souris par son nez pointu à la Concorde ! 

  

N’oublions pas les myocastors…. ou ragondins dans cet emprunt de racine même si de nos jours ces jolis bestioles s’attaquent aux racines des arbres du marais Poitevin. 

  

Et quand on parle de queue de …. rat ou de souris, le loup ou plutôt le chat n’est pas bien loin ! Un des noms de ce dernier est « musikanta », pas parce qu’il fait de la musique ou qu’il chante, mais le terme signifie littéralement «  qui extermine ou tue les souris ». 

 

Et pour …. achever l’article,  « kanta » vient de la racine « han » qui signifie tuer, car beaucoup de racines sanskrites viennent d’onomatopées, ce han étant le son qu’émet aussi bien le bûcheron frappant de sa hache le tronc de l’arbre que le tennisman-woman….. il y a un petit air de famille avec  l’anglais « to hunt », mais là, je ne saurai l’affirmer. 

  

  

Bon WE à tous …. et des pointillés !

 

 

 

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par Alain publié dans : Etymologie, langues
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Philosophie

« Pour le sage, la tristesse et la joie se ressemblent, le bien et le mal aussi. Pour le sage, tout ce qui a commencé doit finir. Alors, demande-toi si tu as raison de te réjouir de ce bonheur qui t'arrive, ou de te désoler de ce malheur que tu n'attendais pas. »
O. Khayam

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