Dimanche 27 mai 2007

Bonjour à toutes et à tous ! 
   

Un peu d’étymologie ? non ? tant pis alors ! 
   

Voici deux racines sanskrites, pac et bhaks, qui ont à première vue un rapport en elles puisqu’il s’agit de mise en bouche ! 
    
   

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La racine sanskrite « Pac » signifie « cuire ». Elle est à rapprocher de l’anglais « bake » et l’allemand « backen ». L’anglais baker (boulanger) et bakery (boulangerie) en sont issus, souvenez-vous des lettres mutantes p et b.

La racine sanskrite « Bhaks » signifie « manger ». Elle est à rapprocher du grec phagein ,(Fagein). Phagocyter  et ses dérivées par exemple sont construits à partir de cette racine grecque. 
  
   
Mais quel rapport y a t-il entre la racine sanskrite
« bhaks »
et le mot du créole antillais « bokit » ?
Tout d’abord qu’est-ce qu’un bokit ? C’est une sorte de galette faite à l’origine avec ces 4 ingrédients de base : farine, eau, sel et levure, qu’on fait cuire sur une plaque chaude. Plus tard la recette a été améliorée par l’ajout de saindoux et de beurre. La recette et ses variantes tardives peuvent être trouvées sans peine sur le net et cette galette est servie de nos jours dans les restaurants. 
Le mot bokit est apparu au cours de la deuxième moitié du 19 ème siècle avec l’arrivée des travailleurs indiens/hindous aux Antilles. Ce mot vient de la langue tamoule, une des principales langues du sous-continent indien et dont beaucoup de son vocabulaire dérive du sanskrit.Il y a un air de famille entre bokit et le sanskrit bhoktr, (prononcer bhoktri) qui signifie « qui mange » et aux Antilles dire « je mange du bokit » signifie « je mange du manger » !

Il existe un autre mot plus ancien pour désigner l’ancêtre de ces galettes mais qui avait la forme de petits pains, c’est « dankit ou djankit » qui vient lui de « John’s cake », du nom de l’anglais qui avait importé la recette de ces petits pains des îles des Antilles anglaises.


En créole haïtien
, de l’île de Haïti des grandes Antilles, si vous lisez « elle portait un bokit sur la tête… », bien que le bokit ait la forme d’un béret, le mot bokit ici a un autre sens puisqu’il vient de l’anglais « bucket » qui est le seau, le baquet, pour porter l’eau par exemple.

 

Enfin toujours aux Antilles, ne pas confondre bokit avec bouket qui est un …. bourricot ! Là il ne s’agit pas du PC même si quelques fois ils avancent tous les deux à reculons. 
  

     
   
    

Bon lundi de Pentecôte pour ceux qui ne travaillent pas et bon courage pour les autres comme …. Bibi ;)

par Alain publié dans : Etymologie, langues
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Mardi 22 mai 2007

Bonjour !!

Je voulais par cet article surtout rassurer Lili qui s’inquiétait au sujet de l’embonpoint de mon patapouf de Ludwig !

Non, aux fans de Ludwig van B ! Rassurez-vous. Ce garçon n’a pas un ….poil de graisse en trop. Il se trouve qu’il est angora, et donc en hiver il se revêt de son blanc manteau doublé, fourré ….alors qu’à partir du printemps, il se débarrasse du superflu !

Vous pouvez vous rendre compte que pour un chat abandonné sur un parking de supermarché, à cause de sa surdité, il ne se porte pas trop mal !


Peu après son arrivée à la maison. Il se sentait bien. C'est l'arbre à chats qui est trop petit et non le contraire

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En position de romain attablé!

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Il fait les greniers, on ne sait jamais, des fois qu'il y aurait des souris pour un angora!

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 Sous l'effet de l'accablant soleil d'août!


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 Cette photo date d'il y a un mois, il commençait à perdre ses poils  


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Deuxième message… moins important, quoique !

Je vais être souvent absent ces jours et semaines à venir, pour cause de gagne-croquettes. Donc Ludwig sera mon Cerbère et chargé de garder ce temple ;))

A bientôt donc !

par Alain publié dans : Mes félins, les chats, autour des félins
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Dimanche 20 mai 2007

Bonjour !

Un peu de Shakespeare ?

La pièce « Troïlus et Cresida » raconte un épisode de la guerre de Troie, mais vu par le dramaturge.

Troïlus ou Troïlos, comme son nom pourrait l’indiquer, est un des jeunes fils du troyen Priam et donc frère d’Hector. L’Iliade et donc Homère parle à peine de ce personnage qui a un rôle mineur dans la guerre, tué par Achille. Mais Shakespeare noue une intrigue amoureuse entre lui et la jeune grecque Cressida.

Dans le passage ci-après, la guerre s’éternise, le général en chef Agamemnon exhorte ses princes à prendre patience en promettant la victoire à ceux qui ne se laisseront pas abattre par l’adversité et qui sauront résister aux mauvais coups du sort.

Ce à quoi Nestor (*) le vieux sage et réputé beau parleur, répond par une cascade de proverbes.

 

 

 

 

 

 

 

Princes, 
quel chagrin a mis la jaunisse sur vos joues ?
Dans toutes les entreprises commencées sur la terre,les vastes promesses que fait l'espérance ne sont jamais complètement remplies; les obstacles et les revers naissent du sein même des actions les plus élevées : comme les nœuds formés par la rencontre de la sève déforment le pin robuste, et détournent du cours naturel de sa croissance sa veine errante et tortueuse. Il n'est pas nouveau, à nos yeux, princes, de nous être si fort trompés dans nos conjectures, qu'après sept années de siège, les murs de Troie sont encore debout. Dans toutes les entreprises qui nous ont devancé, dont nous avons la tradition, l'exécution a toujours rencontré des obstacles et des traverses, et n'a point répondu au but qu'on se proposait, ni à cette vague figure imaginaire à laquelle la pensée avait donné une forme imaginaire. Pourquoi donc, princes, contemplez-vous notre ouvrage d'un front si consterné? Pourquoi voyez-vous autant d'affronts dans ce qui n'est en effet qu'une épreuve prolongée par le grand Jupiter, pour trouver la constante persévérance chez les hommes?
Ce n'est point dans les faveurs de la fortune que la trempe de cette vertu se reconnaît; car alors le lâche et le brave, le sage et l'insensé, le savant et l'ignorant, l'homme dur et l'homme sensible, paraissent tous se ressembler et être de la même famille. C'est dans les vents d'orage qu'excite son courroux que la Gloire, armée d'un large van, sépare et rejette toute la balle; mais ce qui a de la consistance et du corps reste seul riche en vertu et sans mélange.     

Princes,
What grief hath set the jaundice on your cheeks?
The ample proposition that hope makes
In all designs begun on earth below
Fails in the promised largeness: cheques and disasters
Grow in the veins of actions highest rear'd,
As knots, by the conflux of meeting sap,
Infect the sound pine and divert his grain
Tortive and errant from his course of growth.
Nor, princes, is it matter new to us
That we come short of our suppose so far
That after seven years' siege yet Troy walls stand;
Sith every action that hath gone before,
Whereof we have record, trial did draw
Bias and thwart, not answering the aim,
And that unbodied figure of the thought
That gave't surmised shape. Why then, you princes,
Do you with cheeks abash'd behold our works,
And call them shames? which are indeed nought else
But the protractive trials of great Jove
To find persistive constancy in men:
The fineness of which metal is not found
In fortune's love; for then the bold and coward,
The wise and fool, the artist and unread,
The hard and soft seem all affined and kin:
But, in the wind and tempest of her frown,
Distinction, with a broad and powerful fan,
Puffing at all, winnows the light away;
And what hath mass or matter, by itself
Lies rich in virtue and unmingled.

    
   
       


Avec le respect qui est dû à votre place suprême,
Ô Grand Agamemnon, Nestor va commenter tes dernières paroles.
C’est quand le sort s’acharne
Qu’on sait ce que l’on est. Lorsque la mer est calme,
Que d’esquifs à fond plat osent alors naviguer
Dessus son sein tranquille faisant route côte à côte
Avec ceux des vaisseaux qui sont de taille noble !
Mais que Borée furieux provoque la colère
De la douce Thétis et bien vous verrez
La nef aux flancs robustes fendre les monts liquides,
Bondir entre les deux éléments humides comme
Le cheval de Persée. Où est l’esquif insolent
Dont les flancs fragiles rivalisaient naguère
Avec la majesté ? Soit en fuite jusqu’au port
Soit du pain pour Neptune. C’est ainsi qu’on 
distingue
Apparence de courage et courage authentique
Quand la Fortune frappe. Car lorsqu’elle resplendit,
Le troupeau doit souffrir davantage du taon
Que du tigre, mais quand un vent ravageur
Fait plier les genoux des chênes au bois noueux,
Fuir les mouches sous l’ombre, alors ce qui est brave,
Comme saisi de fureur, sympathise avec lui,
Et d’une voix qui est en accord avec elle
Réplique à la grondeuse Fortune.

 
 
 
With due observance of thy godlike seat,
Great Agamemnon, Nestor shall apply
Thy latest words.
In the reproof of chance
Lies the true proof of men: the sea being smooth,
How many shallow bauble boats dare sail
Upon her patient breast, making their way
With those of nobler bulk!
But let the ruffian Boreas once enrage
The gentle Thetis, and anon behold
The strong-ribb'd bark through liquid mountains cut, Bounding between the two moist elements,
Like Perseus' horse: where's then the saucy boat
Whose weak untimber'd sides but even now
Co-rivall'd greatness? Either to harbour fled,
Or made a toast for Neptune. Even so
Doth valour's show and valour's worth divide
In storms of fortune; for in her ray and brightness
The herd hath more annoyance by the breeze
Than by the tiger; but when the splitting wind
Makes flexible the knees of knotted oaks,
And flies fled under shade, why, then the thing of courage As roused with rage with rage doth sympathize, And with an accent tuned in selfsame key Retorts to chiding fortune.

       

  

* - Je trouve le personnage de Nestor attachant.
 
En effet, selon la mythologie grecque, ce fils de Nélée et Chloris vit périr ses frères sous les flèches d’Héraclès et n’eut la vie sauve que grâce à son jeune âge. L’histoire de sa mère Chloris était aussi tragique, car c’est la seule fille de Niobé qui fut épargnée par les jumeaux terribles Apollon et Artémis, suite à une imprudente provocation de Niobé ; elle avait voulu rendre jalouse Latone par le nombre de ses héritiers !
   
       

Bonne semaine à tous, avec un peu de pluie, car si on veut un beau jardin…..

par Alain publié dans : Beautiful Bard Willy alias WS
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Vendredi 18 mai 2007

Bonjour à toutes et à tous !!

Le papillon que je présente ici est un trophée de Rose ! Je reprends à peu près son com sur l’article consacré au Grand paon de nuit.

J'ai eu la formidable chance il y a quelques jours de m'émerveiller devant un Attacus Atlas, le plus grand papillon nocturne du monde. Il s'est posé, en difficultés, sur le rebord de la fenêtre.

Sa beauté est à tomber à la renverse. Ce qui est incroyable ce sont le bout de ses ailes qui représentent deux têtes de serpent ; nous avons l'impression d'avoir 2 cobras qui se dressent devant nous! Le minou qui le regardait interloqué derrière la vitre n'en revenait pas. En guise d'antennes il dispose de sorte de plumes pour se diriger comme les chauves-souris et capter les phéromones femelles puisque son seul but dès qu'il sort de sa chrysalide est de chercher une fiancée

Tout comme le Paon, il a une bouche atrophiée et ne peut se nourrir, ayant d'assez bonnes réserves pour vivre les quelques jours que dame nature lui a octroyés.

L'attacus atlas vient d'Asie du sud, de Malaisie entre autres.

La personne que j'ai contacté pour l'identification m'a expliqué qu'il devait exister non loin de chez moi un élevage privé, ou une serre à papillons (ce qui n'est pas le cas), et qu'il a dû s'échapper.

Le pauvre il n'aura pu trouver de fiancée dans nos contrés.

Le monde des papillons est décidément fascinant.

 

 

Merci à Rose de nous faire partager cette magnifique découverte….

 

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Bon WE à toutes et à tous et bonne chasse aux … papillons, mais avec le ….canon de l’appareil photo !

 

par Alain publié dans : Oiseaux
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Mardi 15 mai 2007

Bonjour…..

La chrysalide devenant papillon, certains animaux changent de forme pour capturer leurs proies, d’autres pour éviter d’être la proie de prédateurs changent également leur forme, m’ont donné l’idée de cet article. Les deux images qui illustrent cet article proviennent de LPO-Mag du premier trimestre 2006. Merci LPO …. (un petit coup de pub, n’est-ce pas Roanne ?). Le papillon ici, veut se faire passer pour une chouette. 
    

 

 

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Le mot « forme » vient du latin « forma » qui est lié au grec « morphê » par une inversion des sons et donc de syllabes (métathèse) comme ça arrive souvent lors des voyages des mots, sorte de verlan mais involontaire. Ce « morphê » à son tour est à rapprocher au sanskrit « mûrti ».
 
  

On retrouve « morphê » dans de mots comme anthropomorphe (qui a la forme d’un homme), zoomorphe (la forme d’un animal).

Le mot « Métamorphose » (changement de forme), a été mis en valeur par Ovide et par Apulée dans leurs « Métamorphoses ». Chez Ovide, beaucoup de personnages, par les facéties des dieux, prennent des formes assez invraisemblables. Ainsi…

Actéon en zieutant Diane au bain est transformé en cerf par la déesse et se fait dévorer par ses propres chiens.

Arachné devient une araignée.

Iphis, une fille au départ, devient garçon afin d’épouser sa promise.

………………….

Apulée quant à lui raconte les aventures de Lucius métamorphosé en âne d’or.

Protée,, un dieu mineur de la mer dans la mythologie grecque, avait le don de prévoir l’avenir, mais il ne dévoilait sa science qu’à ceux qui pouvaient l’attraper, ce qui n’était pas chose facile, car il changeait de forme à volonté, et glissait des mains de ceux qui voulaient le capturer comme une anguille ! Il a donné l’adjectif protéiforme. Shakespeare dans la pièce « Henry VI -3» met dans la bouche d’un personnage la formule …
 « Je peux changer de forme au besoin, comme Protée »

Le Dieu Zeus était le champion du genre, …il s’est métamorphosé en taureau pour rendre visite à Europe. Danaé s’était enfermée dans une grotte, mais peine d’amour perdue, Zeus se transforma en pluie d’or pour arriver à ses fins. Il n’y a pas si longtemps, nous parlions de Léda et son Cygne-Zeus, n’est-ce pas Dragonne ?

 

Dans la mythologie hindoue qui n’est pas de reste, comme dans les autres d’ailleurs, les changements de forme étaient choses courantes également. Le Mahabharata est rempli de personnages ou de Dieux qui sont doués de magie et qui peuvent changer de forme à volonté. Le terme « avatar » - incarnation de Vishnou- dans la mythologie hindoue pouvant être considéré la « métamorphose » grecque.

Mais le terme sanskrit correspondant à « morphê » est « mûrti ». Le nom Krishnamûrti par exemple signifie « qui ressemble ou qui a la forme de Krishna ». La trinité hindoue, Brahma, Vishnou et Shiva, est appelée trimûrti, soit « qui a trois formes ou trois corps ».
 
    
        

Pour la forme, et afin de la conserver…. je vous souhaite une bonne semaine et un pont pourquoi pas ! Vous reviendrez métamorphosés !

par Alain publié dans : Etymologie, langues
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Philosophie

« Pour le sage, la tristesse et la joie se ressemblent, le bien et le mal aussi. Pour le sage, tout ce qui a commencé doit finir. Alors, demande-toi si tu as raison de te réjouir de ce bonheur qui t'arrive, ou de te désoler de ce malheur que tu n'attendais pas. »
O. Khayam

Mes Ex S.D.F.....

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Ludwig, le Sourd...

 

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