Mardi 18 mars 2008

Bonjour à toutes et à tous !

 

Voici une rubrique (Extraits de lecture) qui commençait à prendre de la poussière et les araignées s’installaient paisiblement….je vais les déranger pour le coup ;)


Cela faisait donc quelques temps que je voulais mettre cet extrait du livre de Jean Teulé intitulé « Je, François Villon », l’article de Kalistina sur cet ouvrage me donne l’occasion de le faire.


Pour ceux qui veulent savoir plus sur cette biographie ou presque du mauvais garçon, je les invite à aller lire l’article ainsi que les coms qui le complètent chez
Kali. Je ne dirai donc pas plus ! 


En lisant donc ce livre, il y a un passage, un coup de lance … ou plutôt de chance sans doute qui m’a fait sortir de ma contemplation, qui m’a rappelé un autre passage de la légende arthurienne dans Perceval le Gallois de Chrétien de Troyes.


Dans ce passage, Perceval a délivré Blanchefleur de ses ennemis et part de nouveau chercher l’aventure – une vieille habitude dans le monde de la chevalerie -. En chemin, il croise un vol d’oies et décide de faire un carton. Une oie moins chanceuse tombe dans la neige et notre chasseur part à sa recherche…. Voilà qu’il tombe sur trois gouttes de sang, non non nous ne sommes pas dans Blanche Neige !!… il se perd alors dans ses pensées et voit son bien aimée :

 


Voici le passage, tiré de la collection Bouquins de Laffont :


« …L’oie était blessée au col ;

Elle saigne trois gouttes de sang

Qui s’épandent sur le blanc de la neige :

On eût dit une couleur naturelle.

Mais elle n’était pas assez touchée pour rester collée au sol,

Avant que Perceval pût la saisir, elle était déjà loin.

Quand il vit la neige tassée à l’endroit et le sang tout autour,

Il s’appuya sur sa lance pour regarder cette apparence étrange :

Le sang et la neige ainsi rapprochés lui rappellent les vives couleurs de Blanchefleur son amie.

Il y pense si volontiers qu’il oublie où il est….. »

 

 


Une réminiscence ou hommage dans « Je, François Villon » :



« …C’est un voyage à haut risque dans l’inconnu du rêve. Tiens voilà la neige ! S’appuyer sur sa lance pour contempler cette image car le sang et la neige ensemble vous rappellent le teint frais d’Isabelle de Bruyère. Trois gouttes de sang tombent sur les flocons qui recouvrent votre main. Ces trois gouttes de sang rosissent la neige… et vous rêvez sur les gouttes jusqu’au moment où sortent des maisons les Coquillards qui, vous voyant rêver, croient que vous dormez… »

 




Une remarque au sujet de la contemplation du héros dans la légende arthurienne, c’est le calme qui annonce la tempête, la violence va se déchaîner.

 




Pour finir, le livre sur le Bad boy avait inspiré à Jacques le Sorcier et moi un article sur les
enseignes au Moyen âge, car le passage du vol et des inversions des enseignes est assez cocasse surtout quand on sait que ces faits se sont vraiment déroulés. Les enseignes avaient à l’époque une fonction très importante dans la vie des citoyens qui souvent ne savaient pas lire, donc à bon vin point… d’enseigne !. J’en vois une qui ouvre de grands yeux…..




Sur ce, portez-vous et à une prochaine fois

 

par Alain publié dans : Extraits de lecture
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