Bonjour à toutes et à tous !!
Après le choc des photos, voici le poids des mots, car j’en connais au moins une qui préfère la littérature !! Donc je vais appliquer un des préceptes du livre dont je vais parler.
Il s’agit du Roman de la Rose, joli roman du Moyen âge écrit à deux mains, j’avais eu l’occasion d’en parler dans un extrait sur la légende de Pygmalion et de Galatée sa création, digne de concurrencer Miss Univers. Commencé par Guillaume De Lorris, on ne sait pas pourquoi il ne l’a jamais terminé, il fut repris et terminé par Jean de Meung. Deux styles, deux façons différents.
Dans cet extrait qui commence le roman, c’est le printemps, le joli mois d’avril, mois des émois, toutes espèces confondues, la nature se réveille…. En attendant le joli mois de Mai.
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Maintes gens disent que dans les songes il n’y a que fables et mensonges. Cependant il en est tels que ne nous trompent pas, et dont la vérité se manifeste après, j’en prends à témoin Macrobe qui ne tenait pas les songes pour des chimères, mais décrivit la vision survenue à Scipion. Que ceux qui jugent une telle croyance absurde et insensée me traitent de fou s’ils veulent : mon sentiment intime est que les rêves présagent aux hommes ce qui leur arrive de bon ou de mauvais, car beaucoup d’entre eux songent la nuit d’une manière obscure de choses qu’on observe clairement par la suite.
A la vingtième année de mon âge, à cette époque où l’amour réclame son tribut des jeunes gens, je m’étais couché une nuit comme à l’accoutumée, et je dormais profondément, lorsque je fis un songe très beau et qui me plut fort, mais dans ce songe, il n’y eut rien que les faits n’aient confirmé point par point. Je veux vous le raconter pour vous réjouir le cœur : c’est Amour qui m’en prie et me l’ordonne. Et si quelqu’un me demande comment je veux que ce récit soit intitulé, je répondrai que c’est le Roman de la Rose qui renferme tout l’Art d’Amour. La matière en est bonne et neuve. Que Dieu me fasse la grâce que celle-là l’agrée, à qui je le destine : c’est celle qui a tant de prix et qui est si digne d’être aimée qu’on doit l’appeler la Rose.
Il y a cinq ou six ans, je rêvai que l’on était en mai, le temps amoureux et plein de joie où toute chose se réjouit, où l’on ne voit buisson ni haie qui ne se pare de feuille nouvelle. Les bois, secs tout l’hiver, recouvrent leur verdure ; la terre, toute fière de la rosée qui la mouille, oublie sa pauvreté de naguère et revêt sa robe de mille couleurs ; les oiseaux qui se sont tus, tant que durait les froids et le mauvais temps font éclater leur joie sous le ciel serein ; alors s’égaient le papegaut et la calandre ; alors le rossignol chante à tue-tête ; alors, il faut que les jeunes gens pensent à la gaîté et à l’amour. Il a le cœur bien dur, celui qui n’aime pas, quand il entend retentir sur la branche les chants doux et piteux des oiseaux.
Je songeai donc que j’étais en ce temps délicieux où tout ce qui vit est troublé par l’amour. Il me sembla dans mon sommeil qu’il était grand matin. Lors je me levai de mon lit, me chaussai et lavai mes mains, puis je tirai d’un joli aiguiller une aiguille d’argent que je me mis à enfiler. Il me prit fantaisie de sortir de la ville pour ouïr les chansons des oiseaux.
A une certaine distance je me trouvai devant un grand verger clos de murs crénelés et richement décorés au dehors d’image et de peinture….
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Si cet extrait peut vous donner envie de le lire… alors bonne lecture.
Léonie la Lionne
Ludwig, le Sourd...
gros bisous Alainouchkaio! A tres bientot
C'est une écriture qui me plaît, d'ailleurs c'est pour cela que j'en parle aujourdhui et non demaing!!
Tu veux jouer au renard de la fable.... alléché par l'odeur du fromage!! lol
Gros bisous Chrisa et à bientôt