Salut à tous…..Alors on continue ?... ça paraît long, mais Krishna hé hé sait que je raccourcis (pas moi !!) un maximum. Mais comme j’avais promis à Roanne, certaines histoires qui jalonnent l’épopée pourront faire l’objet d’articles indépendants, plus tard !!
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Les douze années d’exil suivies de l’années de vie incognito sont terminées et conformément à l’accord passé entre les Kaurava et les Pandava, ces deniers viennent réclamer leur dû, c’est-à-dire leur royaume qui avait été joué et perdu suite à des parties dés pipés. Le roi Dhritarâshtra que l’on sait aveugle de naissance, n’arrive pas à convaincre son fils Duryodhana, le prince héritier. Ce dernier, avide de pouvoir, cupide, a une puissante armée et beaucoup d’alliés et veut garder leur royaume et toutes ses richesses. Il pense que sa puissance le protègera de toute attaque venant des cousins.
De leur côté, au bout de l’exil, les Pandava ne représentent qu’eux-mêmes, ils ont peu d’alliés même s’ils ont des fidèles comme le roi Virata et son peuple des Matsya.
Dhritarâshtra qui a toujours eu peur pour son fils Duryodhana, « voit » pourtant que l’entêtement de ce fils face à la droiture (Dharma) des Pandava ne peut mener qu’à la perte de Kaurava.
Les cousins Arjuna et Duryodhana vont trouver Krishna à Dvaraka, lieu où il réside à ce moment. Là, ils le trouvèrent endormi. Pendant que Krishna dormait, Duryodhana entra et s’assit à la tête du lit de Krishna sur un siège de choix. Puis, Arjuna entra à sa suite et se tenant au pied du lit de Krishna, s’inclina en joignant les mains (1). Krishna s’éveilla et vit d’abord Arjuna. Il leur souhaita la bienvenue et les salua comme il se doit. Puis il s’enquit de la raison de leur visite.
Duryodhana dit alors en souriant à Krsna :
- Accorde-moi ton aide, s’il te plaît, dans cette guerre imminente. En effet tu portes une égale amitié à moi-même et à Arjuna. De plus, nous avons les mêmes liens de parenté avec toi. Mais aujourd’hui, c’est moi qui suis arrivé le premier ici. Les justes qui suivent les coutumes des anciens prennent le parti de celui qui est arrivé le premier. Or, tu es aujourd’hui le meilleur des justes du monde, tu jouis toujours d’un grand respect. Conforme-toi donc à la conduite des justes.
- Je ne doute pas que tu sois arrivé le premier, répondit Krishna, mais c’est Arjuna que j’ai vu d’abord. Etant donné que c’est lui que j’ai vu avant toi, je vous aiderai l’un et l’autre. Mais on nous a appris que ce sont les plus jeunes qui doivent choisir d’abord ce qu’ils désirent. C’est donc Arjuna qui est habilité à choisir le premier. J’ai une immense armée de dix millions de vachers tous aussi forts que moi et bons combattants ; on les appelle les Narayana. Ces guerriers irrésistibles seront du côté de l’un d’entre vous. Quant à moi qui ne combattrai pas et qui aurai déposé les armes, je serai du côté de l’autre. Entre ces deux possibilités, Arjuna, choisis celle qui te semble préférable, car selon le dharma, tu as le droit de choisir en premier.
A cette invitation, Arjuna choisit Krishna qui ne combattrait pas dans cette bataille, le tueur d’ennemis, lui l’incréé, né volontairement parmi les hommes, lui qui était au dessus de tous même des dieux et des démons. Quant à Duryodhana, il choisit toute cette armée, avait-il d’autres choix ? Ayant obtenu mille milliers de guerriers et bien qu’il sût qu’il serait privé de l’aide Krishna, il fut extrêmement heureux.
Krishna négocie la paix entre les cousins !
Intervient ici Krishna, le dieu Krishna, qui est parent des deux clans, en monsieur bons offices, en diplomate, afin de trouver un accord à l’amiable et éviter la guerre « germanicides » (puisqu’ils sont cousins !!). Mais le puissant Duryodhana lors de ces entremises n’en a cure et va jusqu’à essayer de soudoyer Krishna ! Comme son plan ne marche pas, il se propose de faire arrêter Krishna ! En apprenant l’intention de Duryodhana, les partisans de Krishna font approcher son armée pour le protéger. Mais le Dieu Krishna, venu pour prêcher la paix, ne souhaite pas répondre par la violence aux menaces de Duryodhana. Tandis qu’il rie, il fait une démonstration de sa force divine par une Théophanie (2). Il émet les trente dieux de la taille du pouce, comme des éclairs, Brahma est sur son front….. De ses yeux, son nez, sa bouche sort du feu. Une sorte de … dragon !! L’assemblée est effrayée par ce spectacle !
Krishna révèle à Karna qui est sa mère. Kunti, sa mère biologique confirme :
Karna et Arjuna sont frères de la même mère mais ne le savent pas. Ils sont adversaires. Ils avaient déjà failli se battre en présence de Kunti lors d’un épisode précédent. Ici, Kunti essaie d’argumenter afin d’éviter la guerre.
- Tu es mon enfant et non pas de Radha. Adhiratha n’est pas ton père. Tu n’es pas né dans une lignée des guerriers, Karna, crois-en mes paroles. Je t’ai mis au monde avant d’être mariée. Tu es le premier enfant que j’ai porté en mon sein. Tu es né dans le palais du roi des Kunti. Tu es mon fils! le dieu soleil qui éclaire et qui brûle t’a engendré, meilleur des guerriers. O toi l’inattaquable, tu es né de moi dans la maison de mon père avec des boucles d’oreilles et une armure, enfant de dieu resplendissant d’éclat royal.
Karna entendit (ce n’est pas une nouveauté !!) alors une voix émise par Surya, le lumineux dieu Soleil qui s’adressa à lui avec une affection paternelle difficile à ignorer.
- Kunti a dit la vérité, Karna, obéis à ta mère. Si tu fais tout ce qu’elle a dit, le plus grand bien en résultera pour toi.
Sur ce, Karna reproche à sa mère de l’avoir abandonné. Même s’il trouve juste de ne pas tuer son frère, il a donné sa parole aux Kaurava qui ont été bons avec lui, il combattra donc son frère Arjuna mais épargnera les quatre autres. Il rassure encore sa mère car même s’il tuait Arjuna, elle aurait toujours cinq fils, de même que si c’était Arjuna qui le tuait.
Histoire d’Amba : une femme qui devient … homme !
Amba était amoureuse de Bhisma. Mais celui-ci avait fait le vœu à son père de ne jamais se marier. Amba à un autre prétendant mais qui ne veut pas d’elle sous prétexte qu’elle appartient à un autre (Bhisma). Elle prend mal la chose et se réfugie dans un ermitage pour prendre conseil. Les sages donnent tort à Bhisma. Elle décide de se venger en tuant Bhisma. Malgré les pressions de Rama, Bhisma tient ferme, il n’oublie pas le vœu. Ils en arrivent aux mains, mais le combat dure des jours et Rama n’arrive pas à bout du sage. Ils arrêtent le combat à la grande déception d’Amba. Celle-ci se lance dans une ascèse pour que son vœu soit exaucé. Shiva lui promet qu’elle renaîtra en homme afin de tuer Bhisma.
- O dieu, comment pourrais-je remporter la victoire au combat alors que je suis une femme ? Comme j’appartiens à ce sexe, j’ai l’esprit pacifique et pourtant tu m’as promis, maître des créatures, que je vaincrai Bhisma. Fais en sorte que ta promesse se réalise, que je puisse affronter au combat Bhisma et le tuer.
- Ma parole ne peut être fausse, elle se réalisera. Tu tueras Bhisma au combat. Pour cela, tu deviendras homme et de plus, tu te rappelleras dans ton incarnation future tous les événements de ta vie actuelle. Tu renaîtras dans la lignée de Drupada où tu deviendras un grand guerrier prompt au maniement des armes, capable de combattre de diverses manières et tenu en haute estime. Noble jeune fille, tout se réalisera comme je te l’ai dit. A un tournant du temps, tu deviendras homme.
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Bientôt on va rentrer dans le vif du sujet, la guerre des dix-huit jours, 18 comme autant de livres de l’épopée !
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Notes:
1 – Le terme « anjali » signifie en sanskrit « (salutation) les mains jointes ». On verra qu’Arjuna a une arme divine appelée « anjalika » dont la pointe est en forme de mains jointes, une façon de s’excuser auprès de sa future victime !! Un peu de douceur même dans la guerre.
De la même origine, les adeptes du yoga connaissent Patanjali, littéralement « Maître aux mains jointes ».
2 – Théophanie, mot de racine grecque, « manifestation divine », un peu comme …. Epiphanie !! Bonne galette.. hé hé c’est une de mes …fêtes !!
Léonie la Lionne
Ludwig, le Sourd...
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