Samedi 3 février 2007

L’ambassade de Krishna n’a pu éviter la guerre entre les 2 clans et ils se préparent à un combat sans merci, jusqu’à leur destruction totale.

Les Pandava ont 7 armées (tiens, le chiffre 7 !) à leur disposition et donc sept chefs. Le général en chef commandant l’ensemble est nommé par Krishna, c’est le frère de Draupadi, l’incarnation d’Agni, le Feu divinisé, celui qui est né pour tuer Drona. Les Kaurava de leur côté dispose de 11 armées, c’est l’aïeul et sage Bhisma qui est nommé commandant en chef.

Les deux armées ont pris position sur le Kuruksettra (champ de Kuru). Le dénombrement des armées est fait et les moyens humains et matériels sont impressionnants. Par exemple du côté des Pandava, on trouve 40 mille chars, 5 fois autant de cavalerie, 10 fois de fantassins, 60 mille éléphants. Mais ces chiffres, au delà de leur importance, sont surtout symboliques. 

La mise en condition des soldats se fait par des échanges de messages entre les deux camps, messages qui provoquent et font monter leur colère mutuelle, (comme la colère d’Achille devant Troie ! mais là c’était à cause d’une femme), avant le combat, pour se donner du courage. Les railleries et les injures fusent de toutes parts ! Le Pandava Bhima est traité de cuisinier (fonction qu’il avait chez Virata), Arjuna est traité d’esclave racheté par son épouse Draupadi…..

Le général en chef des Pandava, l’incarnation d’Agni, assigne à chacun son adversaire. Arjuna à l’arc Gandiva aura en face de lui Karna (son frère aîné), Bhima aura Duryodhana, le prince cupide, … et lui-même le chef affrontera Drona, le brahmane-guerrier.

Le Destin est en marche. Vyasa, le récitant de l’épopée, en voyant les deux clans prêts au combat, annonce au roi aveugle Dhritarastra la perte imminente de ses fils et neveux. S’il veut  assister au combat, Vyasa propose de lui redonner la vue. Mais il refuse de voir ce spectacle. Vyasa accorde alors une faveur à Sanjaya, Héraut de Dhritarastra, en l’envoyant sur le champ de bataille, avec la garantie qu’il pourra tout voir, de jour comme de nuit, les choses visibles et invisibles, les divines comme les humaines, et surtout qu’il ne sera atteint par aucune arme.

Résumer ici toute la bataille serait long et fastidieux, alors je me limite à quelques passages de ces 18 jours de guerre (sélection subjective et arbitraire !) aux multiples rebondissements. Notons que Krishna, bien que ne prenant pas une part active dans la guerre, il est le cocher d’Arjuna, lui donne des ordres pour le mener à la victoire.

Bhisma le sage aïeul refuse de combattre plus longuement Arjuna, il se « sacrifie » :

 Après un dur combat sans issue possible entre Arjuna et Bhisma, ce dernier décide d’arrêter le combat.   

 « Avec un seul arc, je serais incapable de tuer tous les Pandava s’ils n’étaient protégés par le très puissant Krishna. Je ne combattrai plus les Pandava et ceci pour deux raisons : leur invulnérabilité et la nature féminine de Sikhandin (Amba, son ancienne amoureuse, qui veut se venger). Autrefois, quand mon père a épousé Kali, il a été satisfait de moi et m’a accordé la faveur de ne mourir que de mon plein gré ainsi que celle de ne pas pouvoir être tué au combat. Je pense donc que je dois mourir, il semble que le moment est venu ».

Arjuna et ses partisans transpercent Bhisma, toutes les flèches reçues lui font un lit sur lequel il repose, mais il a toujours son souffle vital, car lui seul choisira le moment de sa mort. 

Arjuna refuse de se battre contre le vieux roi Bhagadatta. Mais dernier persiste à se battre en faisant appel a des armes magiques. Arjuna sous le flots d’armes magiques du vieux roi ne peut que répliquer.  

Arjuna au bras puissant et au grand dessein envoya une flèche de fer au milieu du front de l’éléphant.  La flèche atteignit l’animal comme la foudre frappant une montagne et pénétra son corps jusqu’à l’empennage, tel un serpent entrant dans une termitière. Bhagadatta ne cessa d’exciter son éléphant mais celui-ci refusa de lui obéir comme la femme d’un pauvre homme à son époux. Alors Kasava dit au porteur de l’arc Gandiva :

- Ce puissant héros extrêmement difficile à vaincre est tout grisonnant. Ses yeux cernés de rides se ferment. Pour les garder ouverts, il s’est attaché un bandeau sur le front. 

Arjuna déchira tout d’un coup le bandeau à l’aide d’une flèche et dès qu’il fut déchiré, les yeux de Bhagadatta se fermèrent et le monde ne fut que ténèbre. Alors le Pandava lui planta une flèche en plein coeur. 

Arjuna à la poursuite de Drona et les flèches magiques :

Le puissant Arjuna, parant de tous côtés les armes ennemies à l’aide des siennes, eut tôt fait de les couvrir tous d’une quantité de flèches. La friction de cette multitude de traits entrant en contact dans l’espace y alluma un feu aux flammes immenses. 

Mort de Jayadratha ou Saindhava, roi des Sindhu.

Comme le soleil déclinait rapidement, voici ce qu’ordonne Krishna à Arjuna :

Jayadratha, terrorisé s’est entouré de six héroïques grands guerriers et ne pense qu’à sauver sa vie. A moins de vaincre d’abord ces six guerriers à char, il est impossible de tuer le Saindhava sans user de subterfuge. Je vais donc ruser de subterfuge. Je vais recourir au yoga pour cacher le soleil. Sûrement, le roi des Sindhu croira que la nuit est tombée et sera seul. Ce méchant qui ne cherche qu’à préserver sa vie sera soulevé de joie et ne se protégera plus pour te tuer. Tu devras profiter de cette occasion pour le frapper, sans prendre en considération le coucher du soleil. 

Coupe la tête du méchant Saindhava ! Le soleil est sur le point de disparaître derrière l’excellente montagne du couchant. Ecoute ce que je vais te dire au sujet du meurtre de Jayadratha. Le père du Saindhava, Vriddhaksttra, attendit longtemps la naissance de son fils Jayadratha. A ce moment, une voix incorporelle, invisible et profonde comme le grondement de tonnerre et des tambours annonça au roi : «  Ton fils sera doué des vertus des deux dynasties : la haute naissance, la bonne conduite, la domination de soi et d’autres encore. Il deviendra en ce monde un éminent ksatriya (guerrier) et les héros ne cesseront de lui rendre hommage. Mais pendant un combat, un taureau des ksatriya furieux, un ennemi comme on n’en a jamais vu sur terre, lui coupera la tête. » A ces mots, le roi des Sindhu resta songeur. Inspiré par l’affection qu’il portait à son fils, il dit alors devant toute sa famille : «  Celui qui fera tomber à terre la tête de mon fils tandis qu’il combattra en portant un lourd fardeau fera à coup sûr éclater sa propre tête en cent morceaux. … »

Par conséquent, lorsque tu décapiteras Jayadratha dans la grande bataille, utilise cette arme divine, effroyable et prodigieuses, pour envoyer sa tête ornée de boucles d’oreilles sur les genoux de son père Vriddhaksatrra. En effet, si tu faisais tomber sa tête par terre, ta propre tête éclaterait à coup sûr en cent morceaux. Aie recours à cette arme divine et agis de telle sorte que le roi, occupé à ses austérités ne s’aperçoive de rien. Dans les trois mondes réunis, rien ne t’est impossible à

maîtriser ni à accomplir ! »

C’est ce que fit Arjuna. Après avoir décapité Jayadratha, il fit voler sa tête grâce à des flèches servant de support jusqu’aux genoux du roi qui était en pleine prière. Il ne put voir le fardeau  macabre et le fit tomber tandis que sa tête éclatait !

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J’arrête ici, car ça commence à devenir un peu long, mais attention, il y aura bien 2 ou 3 autres épisodes pour relater la suite de la guerre !

D’ici là bon dimanche et bonne semaine à  tous. 

par Alain publié dans : Littérature de l'Inde ancienne
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Commentaires

Bon... p'tit problème... je n'ai rien reçu et ça fait belle larirette (encore heureux que tu m'aie informée "extra-muros" pour les articles ! J'ai un sacré retard du coup... Mon inscription ne doit plus être valable, vu que j'ai changé d'adresse, j'étais pourtant sure de m'être réinscrite ! Grrr!
En tout cas j'me suis bien marrée encore à cet article. Sadique ? Non, mais il y a des moments de bon gros délire, comme quand le type propose carrément au roi aveugle de regarder tranquillement ses mouflets se faire ratatiner (y en a qu'on des idées j'te jure !)
Et celui où le mec décide de lui même de se mettre en apnée, parce qu'il en a marre de la baston... (si tout le monde avait fait comme ça, le combat aurait cessé faute de combattants, comme dirait l'autre hé, hé)
J'imagine très bien les p'tits billets pliés et balancés à l'elastique (t'as dû "pratiquer" ça en classe non ?) avec des joyeusetés style "ta mère en short devant le Mamouth" ou "c'est celui qui le dit qui l'est !" hé, hé.
L'éléphant était de mauvaise qualité pour être aussi poreux qu'une termitière non ? Pour qu'une flèche entre jusqu'à l'empennage (tiens t'appelle ça comme ça toi... hé, hé... désolée, mon esprit mal tourné refait des siennes) faut qu'il soit mou comme un motte de beurre demi-sel en pleine cagna !

Morte de rire également pour le type avec les rides autours des yeux, parce que j'ai vu la scène de la mère du héros dans Brazil avec sa séance de lifting sous cellophane gnark !

En tout cas, le coup de la tête volante avec empennage, top aussi ! Imagines la scène... du grand Oudini ça !
Bon sur ces délires... je file lire ce que j'ai loupé et me réinscrire, vaut mieux prendre ses précautions...
Bonne semaine Alain et à plus...
commentaire n° : 1 posté par : sieglind la dragonne (site web) le: 05/02/2007 14:24:29

Coucou Dragonne !! décidément OB fait des siennes encore, mais comme tu dis, heureusement que nous avons le « téléphone rouge » pour passer nos petits messages hé hé !! Déjà je n’ai pas plus d’abonnés que le nombre des Pandava !! mais quels abonnés !! J’ai vérifié, tu es bien inscrite, mais par sécurité je t’enverrai des petits bouts de papier par dessus le mur hé hé !! ou au bout d’une petite canne (une cannette quoi hé hé) comme le fait Zaraïda dans….. Don Quichotte re- hé hé !!

En tout cas plié de rire avec ton com !!

C’est sûr que ça nous surprend tout ce qui peut se passer dans la tête des cogiteurs du Mahabharata, et encore j’abrège.

Le coup du bandeau pour tenir les yeux ouverts fait penser aux allumettes pour tenir les paupières.

La tête volante, soutenue par des flèches, et qui atterrit pile poil sur les genoux du papa, sans qu’il s’en rende compte ! Il (le papa) devait vraiment avoir la …..tête ailleurs !! dans les étoiles sans doute.

A bientôt pour la suite Dragonne !

réponse de : Alain (site web) le: 10/02/2007 22:47:49

punaise les guerres ne sont pas facile mais les guerres des héros c'est du grand guignol, j'ai hate de voir la suite de la guerre hérosale, tu m'as bien agayé, A bientôt de te revoir


 Image hébergée gratuitement chez www.imagehotel.net une douce nuit sous des grosses

commentaire n° : 2 posté par : lili (site web) le: 08/02/2007 23:04:18

Coucou Lili !! me revoili entre 2 missions !

Heureux que cette littérature te plaise. Je mettrai aussi quelques passages sur les troufions, car sans eux les héros ne seraient rien, dans n’importe quelle guerre d’ailleurs.

Bises et à bientôt Lili

réponse de : Alain (site web) le: 10/02/2007 22:48:25

je te mets une de mes photos de fleurs modifiée avec mon logiciel photo, je te l'ai mise sous plastique pout qu'elle supporte le transport.Image hébergée gratuitement chez www.imagehotel.netbonne bonne fin de journée, bigs bisous

commentaire n° : 3 posté par : lili ♥ (site web) le: 10/02/2007 19:05:52

Oh que c’est gentil cette attention Lili !! superbe cette gaura retouchée et bien emballée. Je l’emporterai avec moi lors de mes prochaines missions !

J’aime beaucoup cette fleur, et j’avais dû l’écrire sur ton blog, car cette plante fleurit très tôt et pendant très longtemps !

Bises Lili et bon WE  

réponse de : Alain (site web) le: 10/02/2007 22:48:54

Philosophie

« Pour le sage, la tristesse et la joie se ressemblent, le bien et le mal aussi. Pour le sage, tout ce qui a commencé doit finir. Alors, demande-toi si tu as raison de te réjouir de ce bonheur qui t'arrive, ou de te désoler de ce malheur que tu n'attendais pas. »
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