L’ambassade de Krishna n’a pu éviter la guerre entre les 2 clans et ils se préparent à un combat sans merci, jusqu’à leur destruction totale.
Les Pandava ont 7 armées (tiens, le chiffre 7 !) à leur disposition et donc sept chefs. Le général en chef commandant l’ensemble est nommé par Krishna, c’est le frère de Draupadi, l’incarnation d’Agni, le Feu divinisé, celui qui est né pour tuer Drona. Les Kaurava de leur côté dispose de 11 armées, c’est l’aïeul et sage Bhisma qui est nommé commandant en chef.
Les deux armées ont pris position sur le Kuruksettra (champ de Kuru). Le dénombrement des armées est fait et les moyens humains et matériels sont impressionnants. Par exemple du côté des Pandava, on trouve 40 mille chars, 5 fois autant de cavalerie, 10 fois de fantassins, 60 mille éléphants. Mais ces chiffres, au delà de leur importance, sont surtout symboliques.
La mise en condition des soldats se fait par des échanges de messages entre les deux camps, messages qui provoquent et font monter leur colère mutuelle, (comme la colère d’Achille devant Troie ! mais là c’était à cause d’une femme), avant le combat, pour se donner du courage. Les railleries et les injures fusent de toutes parts ! Le Pandava Bhima est traité de cuisinier (fonction qu’il avait chez Virata), Arjuna est traité d’esclave racheté par son épouse Draupadi…..
Le général en chef des Pandava, l’incarnation d’Agni, assigne à chacun son adversaire. Arjuna à l’arc Gandiva aura en face de lui Karna (son frère aîné), Bhima aura Duryodhana, le prince cupide, … et lui-même le chef affrontera Drona, le brahmane-guerrier.
Le Destin est en marche. Vyasa, le récitant de l’épopée, en voyant les deux clans prêts au combat, annonce au roi aveugle Dhritarastra la perte imminente de ses fils et neveux. S’il veut assister au combat, Vyasa propose de lui redonner la vue. Mais il refuse de voir ce spectacle. Vyasa accorde alors une faveur à Sanjaya, Héraut de Dhritarastra, en l’envoyant sur le champ de bataille, avec la garantie qu’il pourra tout voir, de jour comme de nuit, les choses visibles et invisibles, les divines comme les humaines, et surtout qu’il ne sera atteint par aucune arme.
Résumer ici toute la bataille serait long et fastidieux, alors je me limite à quelques passages de ces 18 jours de guerre (sélection subjective et arbitraire !) aux multiples rebondissements. Notons que Krishna, bien que ne prenant pas une part active dans la guerre, il est le cocher d’Arjuna, lui donne des ordres pour le mener à la victoire.
Bhisma le sage aïeul refuse de combattre plus longuement Arjuna, il se « sacrifie » :
Après un dur combat sans issue possible entre Arjuna et Bhisma, ce dernier décide d’arrêter le combat.
« Avec un seul arc, je serais incapable de tuer tous les Pandava s’ils n’étaient protégés par le très puissant Krishna. Je ne combattrai plus les Pandava et ceci pour deux raisons : leur invulnérabilité et la nature féminine de Sikhandin (Amba, son ancienne amoureuse, qui veut se venger). Autrefois, quand mon père a épousé Kali, il a été satisfait de moi et m’a accordé la faveur de ne mourir que de mon plein gré ainsi que celle de ne pas pouvoir être tué au combat. Je pense donc que je dois mourir, il semble que le moment est venu ».
Arjuna et ses partisans transpercent Bhisma, toutes les flèches reçues lui font un lit sur lequel il repose, mais il a toujours son souffle vital, car lui seul choisira le moment de sa mort.
Arjuna refuse de se battre contre le vieux roi Bhagadatta. Mais dernier persiste à se battre en faisant appel a des armes magiques. Arjuna sous le flots d’armes magiques du vieux roi ne peut que répliquer.
Arjuna au bras puissant et au grand dessein envoya une flèche de fer au milieu du front de l’éléphant. La flèche atteignit l’animal comme la foudre frappant une montagne et pénétra son corps jusqu’à l’empennage, tel un serpent entrant dans une termitière. Bhagadatta ne cessa d’exciter son éléphant mais celui-ci refusa de lui obéir comme la femme d’un pauvre homme à son époux. Alors Kasava dit au porteur de l’arc Gandiva :
- Ce puissant héros extrêmement difficile à vaincre est tout grisonnant. Ses yeux cernés de rides se ferment. Pour les garder ouverts, il s’est attaché un bandeau sur le front.
Arjuna déchira tout d’un coup le bandeau à l’aide d’une flèche et dès qu’il fut déchiré, les yeux de Bhagadatta se fermèrent et le monde ne fut que ténèbre. Alors le Pandava lui planta une flèche en plein coeur.
Arjuna à la poursuite de Drona et les flèches magiques :
Le puissant Arjuna, parant de tous côtés les armes ennemies à l’aide des siennes, eut tôt fait de les couvrir tous d’une quantité de flèches. La friction de cette multitude de traits entrant en contact dans l’espace y alluma un feu aux flammes immenses.
Mort de Jayadratha ou Saindhava, roi des Sindhu.
Comme le soleil déclinait rapidement, voici ce qu’ordonne Krishna à Arjuna :
Jayadratha, terrorisé s’est entouré de six héroïques grands guerriers et ne pense qu’à sauver sa vie. A moins de vaincre d’abord ces six guerriers à char, il est impossible de tuer le Saindhava sans user de subterfuge. Je vais donc ruser de subterfuge. Je vais recourir au yoga pour cacher le soleil. Sûrement, le roi des Sindhu croira que la nuit est tombée et sera seul. Ce méchant qui ne cherche qu’à préserver sa vie sera soulevé de joie et ne se protégera plus pour te tuer. Tu devras profiter de cette occasion pour le frapper, sans prendre en considération le coucher du soleil.
Coupe la tête du méchant Saindhava ! Le soleil est sur le point de disparaître derrière l’excellente montagne du couchant. Ecoute ce que je vais te dire au sujet du meurtre de Jayadratha. Le père du Saindhava, Vriddhaksttra, attendit longtemps la naissance de son fils Jayadratha. A ce moment, une voix incorporelle, invisible et profonde comme le grondement de tonnerre et des tambours annonça au roi : « Ton fils sera doué des vertus des deux dynasties : la haute naissance, la bonne conduite, la domination de soi et d’autres encore. Il deviendra en ce monde un éminent ksatriya (guerrier) et les héros ne cesseront de lui rendre hommage. Mais pendant un combat, un taureau des ksatriya furieux, un ennemi comme on n’en a jamais vu sur terre, lui coupera la tête. » A ces mots, le roi des Sindhu resta songeur. Inspiré par l’affection qu’il portait à son fils, il dit alors devant toute sa famille : « Celui qui fera tomber à terre la tête de mon fils tandis qu’il combattra en portant un lourd fardeau fera à coup sûr éclater sa propre tête en cent morceaux. … »
Par conséquent, lorsque tu décapiteras Jayadratha dans la grande bataille, utilise cette arme divine, effroyable et prodigieuses, pour envoyer sa tête ornée de boucles d’oreilles sur les genoux de son père Vriddhaksatrra. En effet, si tu faisais tomber sa tête par terre, ta propre tête éclaterait à coup sûr en cent morceaux. Aie recours à cette arme divine et agis de telle sorte que le roi, occupé à ses austérités ne s’aperçoive de rien. Dans les trois mondes réunis, rien ne t’est impossible à
maîtriser ni à accomplir ! »
C’est ce que fit Arjuna. Après avoir décapité Jayadratha, il fit voler sa tête grâce à des flèches servant de support jusqu’aux genoux du roi qui était en pleine prière. Il ne put voir le fardeau macabre et le fit tomber tandis que sa tête éclatait !
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J’arrête ici, car ça commence à devenir un peu long, mais attention, il y aura bien 2 ou 3 autres épisodes pour relater la suite de la guerre ! D’ici là bon dimanche et bonne semaine à tous.
Léonie la Lionne
Ludwig, le Sourd...
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