Bonjour ou bonsoir à tous….. c’est selon, d’après la formule rituelle !
Afin de voir ce que J.de Meung (ou de Meun, car au Moyen âge, on prononçait le « g », le chiffre un se prononçait ung !!!, n’est-ce pas Jacques ? comme dans le sud de nos jours !), a fait de la légende d’Ovide, je mets ici la traduction de Jacques Chamonard.
Une précision, la créature de … rêve de Pygmalion s’appelle Galatée.
Shakespeare – tient, ça fait un bail que je n’avais pas parlé de lui !!- s’inspira de Galatée pour le personnage d’Hermione que l’on croit morte depuis longtemps et qui s’anime en descendant d’un piédestal. C’est dans la pièce « Le Conte d’hiver ».
Bonne lecture !!
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Pygmalion et Galatée de Jean-Léon Gérôme - 1824 - 1904
Pygmalion pour les avoir vues mener une existence vouée au crime, plein d'horreur pour les vices que la nature a prodigalement départis à la femme, vivait sans épouse, célibataire et se passa longtemps d'une compagne partageant sa couche. Cependant, avec un art et un succès merveilleux, il sculpta dans l'ivoire à la blancheur de neige un corps auquel il donne une beauté qu'aucune femme ne peut tenir de la nature; il conçut de l'amour pour son oeuvre. Elle avait toute l'apparence d'une véritable vierge, que l'on eût crue vivante et, si la pudeur ne l'en empêchait, désireuse de se mouvoir: tant l'art se dissimule grâce à son art même. Pygmalion s'émerveille, et son coeur s'enflamme pour ce simulacre de corps. Souvent il palpe des mains son oeuvre pour se rendre compte si c'est de la chair ou de l'ivoire, et il ne s'avoue pas encore que c'est de l'ivoire. Il lui donne des baisers et s'imagine qu'ils lui sont rendus; il lui parle, il la serre contre lui et croit sentir céder sous ses doigts la chair des membres qu'ils touchent; la crainte le prit même que ces membres, sous la pression, ne gardassent une marque livide. Tantôt il lui prodigue les caresses, tantôt il lui apporte les présents qui sont bienvenus des jeunes filles, des coquillages, des cailloux polis, des petits oiseaux et des fleurs de mille couleurs, des lis, des balles peintes et des larmes tombées de l'arbre des Héliades. Il la pare aussi de vêtements, passe à ses doigts des bagues de pierres précieuses, à son cou de longs colliers; à ses oreilles pendent de légères perles, des chaînettes sur sa poitrine. Tout lui sied, et, nue, elle ne paraît pas moins belle. Il la place sur des coussins teints avec le murex de Sidon, il lui décerne le nom de compagne de sa couche, il fait reposer son cou incliné sur un mol amas de plumes, comme si le contact devait lui en être sensible.
Le jour de la fête de Vénus, que tout Chypre célébrait en foule, était venu; les génisses au cou de neige, l'arc de leurs cornes tout revêtu d'or, étaient tombées sous le couteau, et l'encens fumait à cette occasion; Pygmalion, les rites accomplis, se tint debout devant les autels et d'un ton craintif:
« S'il est vrai, ô dieux, que vous pouvez tout accorder, je forme le voeu que mon épouse soit - et comme il n'ose dire : la vierge d'ivoire - semblable à la vierge d'ivoire », dit-il.
Vénus qui assistait en personne, resplendissait d'or, aux fêtes données en son honneur, comprit ce que voulait dire ce souhait et, présage de l'amitié de la déesse, la flamme trois fois se raviva et une langue de feu en jaillit dans l'air.
Rentré chez lui, Pygmalion se rend auprès de sa statue de jeune fille et, se penchant sur le lit, il lui donna des baisers. Il lui sembla que sa chair devenait tiède. Il approche de nouveau sa bouche; de ses mains il tâte aussi la poitrine : au toucher, l'ivoire s'amollit, et, perdant sa dureté, il s'enfonce sous les doigts et cède, comme le cire de l'Hymette redevient molle au soleil et prend docilement sous le pouce qui la travaille toutes les formes, d'autant plus propre à l'usage qu'on ose davantage d'elle. Frappé de stupeur, plein d'une joie mêlée d'appréhension et craignant de se tromper, l'amant palpe de nouveau de la main et repalpe encore l'objet de ses vœux. C'était un corps vivant : les veines battent au contact du pouce. Alors le héros de Paphos, en paroles débordantes de reconnaissance, rend grâce à Vénus et presse enfin de sa bouche une bouche qui n'est pas trompeuse. La vierge sentit les baisers qu'il lui donnait et rougit; et, levant un regard timide vers la lumière, en même temps que le ciel, elle vit celui qui l'aimait. A leur union qui est son ouvrage, Vénus est présente. Et quand, pour la neuvième fois, le croissant de la lune se referma sur son disque plein, la jeune femme mit au monde Paphos, de laquelle l'île tient son nom.
Héhéhé je ne vais pas porter autour du... pot, mais voici un bien joli po-stérieur !... Presque Parfait :-)
Ce tableau est splendide ! Quelle lumière !
Rose
Puisque l'ambiance est cassée, je continue sans scrupules, car cela me fait penser à un film avec Albert Dupontel qui fait exactement la même chose mais avec une poupée gonflable. Il a pas massacré des éléphants lui au moins!
Signé: Moustafette qui n'est pas romantique pour deux sous !
Une petite baisse de régime, Alain ? Tu ne relèves même pas le "Pour deux sous" ! au regard de l'image que tu nous colles sous les yeux, j'aurais cru ... !!!!
Mort de rire Mouss’ … eh oui, il arrive que je sois au 36ème …dessous … pierre !! (j’ai travaillé ou transporté la pierre récemment et non l’ivoire !) et il arrive au meilleur de … chuter !! lol
Mais …
« Les anges demeurent radieux malgré la chute
Du plus radieux d’entre eux (Lucifer).
Même si toute l’infamie prenait les traits de la grâce,
La grâce cependant garderait son éclat. »
Shakespeare….. c’est plus fort que moi, il faut que je le place quand j’entends …. chute … des reins ou pas ! Explosé de rire !!
Bonne semaine Mouss’ et à bientôt
Avec beaucoup de retard...
Mdr Roanne!! pas de soucis, casse casse.... tu mets le ....doigt là où ça fait mal ou .... mâle lol et tu as raison, la littérature a été longtemps un domaine exclusivement masculin même s'il y a la petite Sapho qui sortait du lot ou de l'eau de Lesbos.
Léonie la Lionne
Ludwig, le Sourd...
Bises Alain et pour faire une nana en ivoire, j'aimerai connaître le mastodonte qui a servi de matière première... ou alors... c'était une naine hé,hé.
Pas de soucis Dragonne pour l’ambiance. Tiens puisqu’on parle de statue, dans la Bible, la femme de Lot a été changée en statue de sel, je comprends mieux maintenant vu ce que ses deux filles ont fait avec lui pour …. perpétuer la race....
Sinon pour l’ivoire, les mammouths devaient être nourris aux OGM, déjà !!
Bises et à bientôt Dragonne.