Dimanche 27 avril 2008

Bonjour ou bonsoir les amoureux de mythologie grecque !!! et les autres aussi !

 

Oui, c’est encore moi, le dernier article de la journée, quoique avec moi, il faille s’attendre à tout!! Parler d’étymologie par exemple, car je ne tiens pas à perdre une fidèle lectrice !! lol

 

Le livre Les Métamorphoses d’Ovide fait partie de ces livres disons fétiches, que j’aime lire, relire…. de temps en temps, souvent. Cela peut paraître curieux, mais tous les goûts et les couleurs sont dans la nature comme on dit.

 

Je présente ici un tableau tiré de mes notes de lectures des personnages du livre et leur métamorphose.

 

Ce chef d’œuvre a inspiré beaucoup de monde dont le grand ….. William Shakespeare. Il s’inspire des personnages ou des légendes dans plusieurs de ses pièces.

 

Ainsi, dans le drame Titus Andronicus,  il s’inspire de la légende de  Procné et Philomèle pour son personnage Lavinia qui aura la langue et les mains coupées après avoir été abusée par les fils de la reine Tamora, pour qu’elle ne puisse pas les dénoncer. La vengeance de Titus sera terrible. Il égorgera les fils de Tamora, en fera un pâté de .... tête et le fera manger à … Tamora. Shakespeare suit assez fidèlement la légende.

Pour les amateurs de gore, frisson garantie.

 

Dans la pièce Les Joyeuses commères de Windsor, il fait appel au chasseur Actéon, personnage qui en voulant zieuter Diane au bain, fut métamorphosé par la belle en cerf et sera dévoré par ses propres chiens. Certains pensent qu’il avait revêtu une peau de cerf et ses chiens ne l’ont pas reconnu… mais je préfère la version métamorphose !!

 

L’illustration représente Actéon, Diane … tableau de Francesco Albane, vers 1617

 

 

 

 

 

 

Personnages

Métamorphosés en

Actéon

Cerf

Aglauros

Statue

Alcyoné et sa femme

Alcyons

Arachné

Araignée

Arcas ou Arktos

Constellation

Ascalaphus

Hibou

Atalante et Hippomène

Lions

Atlas

Montagne

Battus

Rocher

Byblis

Source

Cadmus & Harmonie

Serpents

Callisto

Ours

Cendres de Memnon

Mémnonides

César

Astre

Clytié

Héliotrope

Cyané

Source

Cygnus

Cygne

Cyparissus

Cyprès

Daidalion

Epervier

Dryopé

Jujubier

Femmes de Thrace

Arbres

Filles de Minyas

Chauves-souris

Fourmis

Myrmidons

Hécube

Chienne

Héliades

Peupliers

Ino et Mélicertès

Divinités marines

Iphis (fille)

Garçon

Les Piérides

Pies

Leucothoé

Encens

Ocyrhoé

Cavale

Pâtre

Olivier

Paysans lyciens

Grenouilles

Philomèle

Rossignol

Picus

Pivert

Pirates Tyrrhéniens

Dauphins

Progné

Hirondelle

Scylla

Aigrette

Scylla

Monstre marin

Sirènes

Oiseaux

Térée

Huppe

Tirésias

Devin aveugle

Vaisseaux d’Enée

Nymphes de la mer

 

 

Bonne soirée à tous et à bientôt !!

 

 

par Alain publié dans : Extraits de lecture
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Mercredi 2 avril 2008

Bonjour à toutes et à tous !

 

Ces jours-ci il y a des débats sur la façon d’élever les enfants. Mais n’attendez pas de moi LA formule, car je ne la connais pas. Je veux ici juste vous mettre certaines visions de la chose dans les temps anciens par des extraits de textes.

 

 

Extrait du Pânchatantra ou les Cinq Livres, déjà présenté ici.

 

« Un roi est perdu par les mauvais conseils,

Un religieux par la fréquentation,

Un fils par les caresses,

Un brahmane par l’absence d’étude,

Une famille par un mauvais fils, …. »

 

 

Dans la Bible, extrait du livre intitulé Le Deutéronome ou « Deuxième série de lois », après la première série de l’Exode :

« …Si un homme a un fils indocile et rebelle, n'écoutant ni la voix de son père, ni la voix de sa mère, et ne leur obéissant pas même après qu'ils l'ont châtié, le père et la mère le prendront, et le mèneront vers les anciens de sa ville et à la porte du lieu qu'il habite. Ils diront aux anciens de sa ville : Voici notre fils qui est indocile et rebelle, qui n'écoute pas notre voix, et qui se livre à des excès et à l'ivrognerie. Et tous les hommes de sa ville le lapideront, et il mourra. Tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi, ….. »

 

 

Toujours dans la Bible, extrait du livre des Proverbes :

- Qui épargne la baguette hait son fils, qui l’aime prodigue la correction.

- Corrige ton fils, il te laissera en repos et fera les délices de ton âme.

- Si dès l’enfance on gâte son esclave, il deviendra finalement ingrat.

 

 

Encore et toujours dans la Bible, extrait du livre de l’Ecclésiastique. :

- Qui aime son fils lui prodigue le fouet, plus tard, ce fils sera sa consolation

 

 

Plus près de nous dans le temps, du poète et peintre iranien qui vécût en Hindoustani au XVème,  Sayyed Ali, une réminiscence des précédents sans doute :

 « La tyrannie du maître est meilleure que la bonté du père ».

 

 

 

Allez .. en paix et ne vous laissez pas abattre ;)

 

par Alain publié dans : Extraits de lecture
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Mardi 1 avril 2008

Bonjour à toutes et à tous !!

 

Après le choc des photos, voici le poids des mots, car j’en connais au moins une qui préfère la littérature !! Donc je vais appliquer un des préceptes du livre dont je vais parler.

 

 

Il s’agit du Roman de la Rose, joli roman du Moyen âge écrit à deux mains, j’avais eu l’occasion d’en parler dans un extrait sur la légende de Pygmalion et de Galatée sa  création, digne de concurrencer Miss Univers. Commencé par Guillaume De Lorris, on ne sait pas pourquoi il ne l’a jamais terminé, il fut repris et terminé par Jean de Meung. Deux styles, deux façons différents.

 

 

 

 

 

 

Dans cet extrait qui commence le roman, c’est le printemps, le joli mois d’avril, mois des émois, toutes espèces confondues, la nature se réveille…. En attendant le joli mois de Mai.

 

 

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Maintes gens disent que dans les songes il n’y a que fables et mensonges. Cependant il en est tels que ne nous trompent pas, et dont la vérité se manifeste après, j’en prends à témoin Macrobe qui ne tenait pas les songes pour des chimères, mais décrivit la vision survenue à Scipion. Que ceux qui jugent une telle croyance absurde et insensée me traitent de fou s’ils veulent : mon sentiment intime est que les rêves présagent aux hommes ce qui leur arrive de bon ou de mauvais, car beaucoup d’entre eux songent la nuit d’une manière obscure de choses qu’on observe clairement par la suite.

 

A la vingtième année de mon âge, à cette époque où l’amour réclame son tribut des jeunes gens, je m’étais couché une nuit comme à l’accoutumée, et je dormais profondément, lorsque je fis un songe très beau et qui me plut fort, mais dans ce songe, il n’y eut rien que les faits n’aient confirmé point par point. Je veux vous le raconter pour vous réjouir le cœur : c’est Amour qui m’en prie et me l’ordonne. Et si quelqu’un me demande comment je veux que ce récit soit intitulé, je répondrai que c’est le Roman de la Rose qui renferme tout l’Art d’Amour. La matière en est bonne et neuve. Que Dieu me fasse la grâce que celle-là l’agrée, à qui je le destine : c’est celle qui a tant de prix et qui est si digne d’être aimée qu’on doit l’appeler la Rose.

 

Il y a cinq ou six ans, je rêvai que l’on était en mai, le temps amoureux et plein de joie où toute chose se réjouit, où l’on ne voit buisson ni haie qui ne se pare de feuille nouvelle. Les bois, secs tout l’hiver, recouvrent leur verdure ; la terre, toute fière de la rosée qui la mouille, oublie sa pauvreté de naguère et revêt sa robe de mille couleurs ; les oiseaux qui se sont tus, tant que durait les froids et le mauvais temps font éclater leur joie sous le ciel serein ; alors s’égaient le papegaut et la calandre ;  alors le rossignol chante à tue-tête ; alors, il faut que les jeunes gens pensent à la gaîté  et à l’amour. Il a le cœur bien dur, celui qui n’aime pas, quand il entend retentir sur la branche les chants doux et piteux des oiseaux.

 

Je songeai donc que j’étais en ce temps délicieux où tout ce qui vit est troublé par l’amour. Il me sembla dans mon sommeil qu’il était grand matin. Lors je me levai de mon lit, me chaussai et lavai mes mains, puis je tirai d’un joli aiguiller une aiguille d’argent que je me mis à enfiler. Il me prit fantaisie de sortir de la ville pour ouïr les chansons des oiseaux.

 

A une certaine distance je me trouvai devant un grand verger clos de murs crénelés et richement décorés au dehors d’image et de peinture….

 

 

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Si cet extrait peut vous donner envie de le lire… alors bonne lecture.

par Alain publié dans : Extraits de lecture
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Mardi 18 mars 2008

Bonjour à toutes et à tous !

 

Voici une rubrique (Extraits de lecture) qui commençait à prendre de la poussière et les araignées s’installaient paisiblement….je vais les déranger pour le coup ;)


Cela faisait donc quelques temps que je voulais mettre cet extrait du livre de Jean Teulé intitulé « Je, François Villon », l’article de Kalistina sur cet ouvrage me donne l’occasion de le faire.


Pour ceux qui veulent savoir plus sur cette biographie ou presque du mauvais garçon, je les invite à aller lire l’article ainsi que les coms qui le complètent chez
Kali. Je ne dirai donc pas plus ! 


En lisant donc ce livre, il y a un passage, un coup de lance … ou plutôt de chance sans doute qui m’a fait sortir de ma contemplation, qui m’a rappelé un autre passage de la légende arthurienne dans Perceval le Gallois de Chrétien de Troyes.


Dans ce passage, Perceval a délivré Blanchefleur de ses ennemis et part de nouveau chercher l’aventure – une vieille habitude dans le monde de la chevalerie -. En chemin, il croise un vol d’oies et décide de faire un carton. Une oie moins chanceuse tombe dans la neige et notre chasseur part à sa recherche…. Voilà qu’il tombe sur trois gouttes de sang, non non nous ne sommes pas dans Blanche Neige !!… il se perd alors dans ses pensées et voit son bien aimée :

 


Voici le passage, tiré de la collection Bouquins de Laffont :


« …L’oie était blessée au col ;

Elle saigne trois gouttes de sang

Qui s’épandent sur le blanc de la neige :

On eût dit une couleur naturelle.

Mais elle n’était pas assez touchée pour rester collée au sol,

Avant que Perceval pût la saisir, elle était déjà loin.

Quand il vit la neige tassée à l’endroit et le sang tout autour,

Il s’appuya sur sa lance pour regarder cette apparence étrange :

Le sang et la neige ainsi rapprochés lui rappellent les vives couleurs de Blanchefleur son amie.

Il y pense si volontiers qu’il oublie où il est….. »

 

 


Une réminiscence ou hommage dans « Je, François Villon » :



« …C’est un voyage à haut risque dans l’inconnu du rêve. Tiens voilà la neige ! S’appuyer sur sa lance pour contempler cette image car le sang et la neige ensemble vous rappellent le teint frais d’Isabelle de Bruyère. Trois gouttes de sang tombent sur les flocons qui recouvrent votre main. Ces trois gouttes de sang rosissent la neige… et vous rêvez sur les gouttes jusqu’au moment où sortent des maisons les Coquillards qui, vous voyant rêver, croient que vous dormez… »

 




Une remarque au sujet de la contemplation du héros dans la légende arthurienne, c’est le calme qui annonce la tempête, la violence va se déchaîner.

 




Pour finir, le livre sur le Bad boy avait inspiré à Jacques le Sorcier et moi un article sur les
enseignes au Moyen âge, car le passage du vol et des inversions des enseignes est assez cocasse surtout quand on sait que ces faits se sont vraiment déroulés. Les enseignes avaient à l’époque une fonction très importante dans la vie des citoyens qui souvent ne savaient pas lire, donc à bon vin point… d’enseigne !. J’en vois une qui ouvre de grands yeux…..




Sur ce, portez-vous et à une prochaine fois

 

par Alain publié dans : Extraits de lecture
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Dimanche 1 avril 2007

Bonjour ou bonsoir à tous….. c’est selon, d’après la formule rituelle !

Afin de voir ce que J.de Meung (ou de Meun, car au Moyen âge, on prononçait le « g »,  le chiffre un se prononçait ung !!!, n’est-ce pas Jacques ? comme dans le sud de nos jours !), a fait de la légende d’Ovide, je mets ici la traduction de Jacques Chamonard.

Une précision, la créature de … rêve de Pygmalion s’appelle Galatée.

Shakespeare – tient, ça fait un bail que je n’avais pas parlé de lui !!- s’inspira de Galatée pour le personnage d’Hermione que l’on croit morte depuis longtemps et qui s’anime en descendant d’un piédestal. C’est  dans la pièce « Le Conte d’hiver ».

Bonne lecture !!

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Pygmalion et Galatée de Jean-Léon Gérôme - 1824 - 1904

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Pygmalion pour les avoir vues mener une existence vouée au crime, plein d'horreur pour les vices que la nature a prodigalement départis à la femme, vivait sans épouse, célibataire et se passa longtemps d'une compagne partageant sa couche. Cependant, avec un art et un succès merveilleux, il sculpta dans l'ivoire à la blancheur de neige un corps auquel il donne une beauté qu'aucune femme ne peut tenir de la nature; il conçut de l'amour pour son oeuvre. Elle avait toute l'apparence d'une véritable vierge, que l'on eût crue vivante et, si la pudeur ne l'en empêchait, désireuse de se mouvoir: tant l'art se dissimule grâce à son art même. Pygmalion s'émerveille, et son coeur s'enflamme pour ce simulacre de corps. Souvent il palpe des mains son oeuvre pour se rendre compte si c'est de la chair ou de l'ivoire, et il ne s'avoue pas encore que c'est de l'ivoire. Il lui donne des baisers et s'imagine qu'ils lui sont rendus; il lui parle, il la serre contre lui et croit sentir céder sous ses doigts la chair des membres qu'ils touchent; la crainte le prit même que ces membres, sous la pression, ne gardassent une marque livide. Tantôt il lui prodigue les caresses, tantôt il lui apporte les présents qui sont bienvenus des jeunes filles, des coquillages, des cailloux polis, des petits oiseaux et des fleurs de mille couleurs, des lis, des balles peintes et des larmes tombées de l'arbre des Héliades. Il la pare aussi de vêtements, passe à ses doigts des bagues de pierres précieuses, à son cou de longs colliers; à ses oreilles pendent de légères perles, des chaînettes sur sa poitrine. Tout lui sied, et, nue, elle ne paraît pas moins belle. Il la place sur des coussins teints avec le murex de Sidon, il lui décerne le nom de compagne de sa couche, il fait reposer son cou incliné sur un mol amas de plumes, comme si le contact devait lui en être sensible.

Le jour de la fête de Vénus, que tout Chypre célébrait en foule, était venu; les génisses au cou de neige, l'arc de leurs cornes tout revêtu d'or, étaient tombées sous le couteau, et l'encens fumait à cette occasion; Pygmalion, les rites accomplis, se tint debout devant les autels et d'un ton craintif:

« S'il est vrai, ô dieux, que vous pouvez tout accorder, je forme le voeu que mon épouse soit - et comme il n'ose dire : la vierge d'ivoire - semblable à la vierge d'ivoire », dit-il.

Vénus qui assistait en personne, resplendissait d'or, aux fêtes données en son honneur, comprit ce que voulait dire ce souhait et, présage de l'amitié de la déesse, la flamme trois fois se raviva et une langue de feu en jaillit dans l'air.

Rentré chez lui, Pygmalion se rend auprès de sa statue de jeune fille et, se penchant sur le lit, il lui donna des baisers. Il lui sembla que sa chair devenait tiède. Il approche de nouveau sa bouche; de ses mains il tâte aussi la poitrine : au toucher, l'ivoire s'amollit, et, perdant sa dureté, il s'enfonce sous les doigts et cède, comme le cire de l'Hymette redevient molle au soleil et prend docilement sous le pouce qui la travaille toutes les formes, d'autant plus propre à l'usage qu'on ose davantage d'elle. Frappé de stupeur, plein d'une joie mêlée d'appréhension et craignant de se tromper, l'amant palpe de nouveau de la main et repalpe encore l'objet de ses vœux. C'était un corps vivant : les veines battent au contact du pouce. Alors le héros de Paphos, en paroles débordantes de reconnaissance, rend grâce à Vénus et presse enfin de sa bouche une bouche qui n'est pas trompeuse. La vierge sentit les baisers qu'il lui donnait et rougit; et, levant un regard timide vers la lumière, en même temps que le ciel, elle vit celui qui l'aimait. A leur union qui est son ouvrage, Vénus est présente. Et quand, pour la neuvième fois, le croissant de la lune se referma sur son disque plein, la jeune femme mit au monde Paphos, de laquelle l'île tient son nom.

par Alain publié dans : Extraits de lecture
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Philosophie

« Pour le sage, la tristesse et la joie se ressemblent, le bien et le mal aussi. Pour le sage, tout ce qui a commencé doit finir. Alors, demande-toi si tu as raison de te réjouir de ce bonheur qui t'arrive, ou de te désoler de ce malheur que tu n'attendais pas. »
O. Khayam

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