Mercredi 9 novembre 2005

Omar Khayyam de son vrai nom « Omar-ibn-Ibrahim Chiyat-ed-din-Abbou-l'Fattah »,
était mathématicien, astronome, philosophe persan et …. accessoirement poète,
Il est né vers 1047, et mort vers 1122.

Il adopta le surnom de Khayyâm, qui signifie « fabricant de tentes », en hommage au métier de son père.

Il chantait la vie, la mort, …..

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« Quand suis-je né? Quand mourrai-je?

Aucun homme ne peut évoquer le jour de sa naissance et désigner celui de sa mort. »

 

« Pourquoi t'affliges-tu, Khayyâm, d'avoir commis tant de fautes!

Ta tristesse est inutile.

Après la mort, il y a le néant ou la Miséricorde. »

 

« La vie n'est qu'un jeu monotone où tu es sûr de gagner deux lots: la douleur et la mort. Heureux, l'enfant qui a expiré le jour de sa naissance!

Plus heureux, celui qui n'est pas venu au monde! »

 

« Les rhéteurs et les savants silencieux sont morts sans avoir pu s'entendre sur l'être et le non-être.

Ignorants, mes frères, continuons de savourer le jus de la grappe, et laissons ces grands hommes se régaler de raisins secs. »

 

« Aspirer ici-bas à la paix: folie.

Croire au repos éternel : folie.

Après ta mort, ton sommeil sera bref,

Et tu renaîtras, dans une touffe d'herbe qui sera piétinée ou dans une fleur que le soleil flétrira. »

 

« Serviteurs, n'apportez pas les lampes puisque mes convives, exténués, se sont endormis.

J'y vois suffisamment pour distinguer leur pâleur.

Étendus et froids, ils seront ainsi dans la nuit du tombeau.

N'apportez pas les lampes, car il n'y a pas d'aube chez les morts. »

 

« Puisque tu ignores ce que te réserve demain,

Efforce-toi d'être heureux aujourd'hui.

Prends une urne de vin, va t'asseoir au clair de lune, et bois,

En te disant que la lune te cherchera peut-être vainement, demain. »

 

« Seigneur, Ô Seigneur, réponds-nous!

Tu nous as donné des yeux, et tu as permis que la beauté de tes créatures nous éblouisse...

Tu nous as donné la faculté d'être heureux, et tu voudrais que nous renoncions à jouir des biens de ce monde?

Mais cela nous est aussi impossible que de renverser une coupe sans répandre le vin qu'elle contient! »

par Alain publié dans : Joie et Tristesse
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Mercredi 19 octobre 2005

« Hier la journée a été triste comme le temps.

La pluie, des pleurs et quelques fleurs pour t’accompagner

Dans ta dernière demeur, mon pauvre chat.

Tu n’as pas été gâté par la vie, comme beaucoup d’autres de tes congénères.

Quelles souffrances as-tu enduré en perdant une patte ?

Mais personne ne connaît ton histoire, ce malheur qui t'a frappé dans ta chair.

Tu étais trop digne pour raconter ta misère.

Et tu savais trop bien que la peine, la souffrance, la tristesse ne se partagent pas

Malgré toute notre bonne volonté, mon chat philosophe.

Repose maintenant auprès de tes amies.

Un jour, nous tous, poussières d’étoiles nous nous retrouverons, à jamais. »

 

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  Une femme dit alors:

« Parle-nous de la Joie et de la Tristesse. »

 

 Il répondit:

« Votre joie est votre tristesse sans masque.
Et le même puits d'où jaillit votre rire a souvent été rempli de vos larmes.

Comment en serait-il autrement ?

Plus profonde est l'entaille découpée en vous par votre tristesse, plus grande est la joie que vous pouvez abriter.

La coupe qui contient votre vin n'est-elle pas celle que le potier flambait dans son four ?
Le luth qui console votre esprit n'est-il pas du même bois que celui creuse par les couteaux ?
Lorsque vous êtes joyeux, sondez votre cœur, et vous découvrirez que ce qui vous donne de la joie n'est autre que ce qui causait votre tristesse.
Lorsque vous êtes triste, examinez de nouveau votre cœur. Vous verrez qu'en vérité vous pleurez sur ce qui fit vos délices.

 

 Certains parmi vous disent : "La joie est plus grande que la tristesse",

et d'autres disent: "Non, c'est la tristesse qui est la plus grande."

Moi je vous dis qu'elles sont inséparables.

Elles viennent ensemble, et si l'une est assise avec vous, à votre table, rappelez-vous que l'autre est endormie sur votre lit.

 

 En vérité, vous êtes suspendus, telle une balance, entre votre tristesse et votre joie.
Il vous faut être vides pour rester immobiles et en équilibre.

Lorsque le gardien du trésor vous soulève pour peser son or et son argent dans les plateaux, votre joie et votre tristesse s'élèvent ou retombent. »

 Khalil Gibran  

 

 

 

par Alain publié dans : Joie et Tristesse
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Philosophie

« Pour le sage, la tristesse et la joie se ressemblent, le bien et le mal aussi. Pour le sage, tout ce qui a commencé doit finir. Alors, demande-toi si tu as raison de te réjouir de ce bonheur qui t'arrive, ou de te désoler de ce malheur que tu n'attendais pas. »
O. Khayam

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