Bonjour à toutes et à tous….
Un article de…. mots pour vous porter chance… car je vais parler d’une plante qui est censée la porter…Il s’agit du trèfle.
Tout d’abord tresfle (14ème) puis treffle (du 16 ème au 18 ème).
Il est emprunté au grec de Marseille triphullon de triphullos « à trois feuilles », tri trois et phullon feuille qu’on retrouve dans phyloxéra, chlorophyle.
Le catalan et l’espagnol trebol, le portugais – pour Jojo- trevo, le provençal treoule remontent au grec tandis que l’italien trifoglio, et l’ancien provençal trefueil viennent du latin trifolium.
L’anglais l’appelle par ces deux mots, trefoil, clover. Mais il existe le terme shamrock qui vient de l’irlandais seamrog, diminutif de seamar. La ville de Shamrock en Irlande doit tenir son nom par les champs de trèfles des alentours…
Le trèfle a en général 3 feuilles, mais on peut en trouver avec 4, 5, voire plus, il s’agit alors d’anomalie de la nature.
Un peu de superstition…
Sophocle considérait le trèfle comme une plante vénéneuse alors que selon Pline, les Anciens lui trouvaient des qualités médicinales contre les morsures de serpents et les piqûres des scorpions, ainsi que contre l’empoisonnement –courant dans les temps anciens !
Les Druides le considéraient comme une herbe très bénéfique parce qu’elle annonce l’orage en redressant ses feuilles.
Selon la légende chrétienne le trèfle a servi d’oreiller à l’enfant Jésus. Par ses qualités, le diable tenta de faire disparaître l’herbe bénéfique !
Celui qui porte quelques brins de trèfle peut se livrer sans danger à la magie, peut servir à un envoûtement d’amour.
Cette plante devient plus bénéfique encore quand elle a quatre feuilles. Elle devient alors porte-bonheur dans tout l’occident, ses quatre feuilles par leur forme rappellent la croix.
Pour les anglais, Le trèfle à quatre feuilles trouvé par hasard annonce une rencontre sentimentale importante le jour même.
Au XVème siècle, le trèfle à quatre feuilles, disait-on, promet bonheur et richesse jusqu’à la fin de ses jours. Il fait deviner ce qui est caché, d’où l’expression « il ne faudrait pas un trèfle à quatre feuille pour deviner cela ».
Il rend chanceux au jeu. Dans le Grimoire du pape Honorius on trouve cette martingale…. :
« Pour gagner au jeu, cueillez du trèfle à quatre ou cinq feuilles, faisant dessus un signe de croix, puis dites : trèfle je te cueille au nom du Père… que tu aies à me servir à toutes sortes de jeux… »
Pas étonnant alors qu’une institution étatique utilise le trèfle virtuel pour appâter le chaland afin de mieux le pigeonner, avec ou sans petits pois….lors de jeux télévisés !
Selon les Belges, on peut grâce au trèfle magique, voyager sur l’eau sans danger, gagner un procès.
A défaut d’avoir un trèfle magique, on peut se contenter d’une amulette de métal représentant la plante (tout est dans la tête !!) qui favorise la réussite.
Le trèfle à cinq feuilles, plus rare, est doté de pouvoirs surnaturels : il promet des gains au jeu, de belles conquêtes féminines, la victoire dans des procès, la fortune...
Mais un bémol, aux US, le trèfle à cinq feuilles porte malheur !
Pour la deuxième partie de l’article, je me suis inspiré du Livre des Superstitions d’Eloïse Mozzani chez R.Laffont
Bonne fin de lundi de Pentecôte à tous et tâchez de trouver des trèfles à 4 feuilles lors de vos ballades…




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